Archives: February 2012

Energie éolienne en Suisse : une production 2011 record !

Energie éolienne en Suisse : une production 2011 record !Les éoliennes suisses n’avaient encore jamais autant produit d’électricité qu’en 2011, et cela alors que les vents ont été relativement faibles l’année dernière !

D’après l’association suisse pour la promotion de l’énergie éolienne, la part de l’éolien dans la consommation globale devient significative dans les cantons du Jura et d’Uri et même si la réalisation de nouvelles installations marque momentanément le pas, cela ne devrait pas durer.

L’augmentation notable de la production en 2011 est due à une forte croissance du nombre d’installations l’année précédente. Cette production représente 70 millions de kWh d’électricité verte, soit le double de 2010, et ce malgré des vents relativement faibles.

La Suisse compte désormais 30 grandes éoliennes : “c’est peu en comparaison internationale, mais dans deux cantons, la part de l’éolien dans la consommation globale atteint voire dépasse désormais 1%. C’est le cas en Uri, mais surtout dans le Jura, où l’éolien a couvert 4% des besoins. Dans les cantons de Berne et du Valais, 0,5% de l’électricité consommée était d’origine éolienne” précise Suisse Eole.

Après le développement record de 2010, la construction a marqué le pas l’année dernière. Seules deux grandes éoliennes ont été mises en service. Celle qui domine le lac de Gries (VS) est la plus haute d’Europe. D’une puissance de 2,3 MW, elle est située à 2.465 métres d’altitude. L’autre grande éolienne inaugurée en 2011, d’une puissance de 0,95 MW, a été montée en novembre à Rengg bei Entlebuch (LU), à proximité d’une autre installation en service depuis six ans.

Le ralentissement dans la construction témoigne des obstacles que l’énergie éolienne doit encore surmonter en Suisse. En outre, les sites favorables ne manquent pas. La nouvelle politique énergétique de la Confédération attribue par ailleurs un rôle important à l’énergie éolienne. Malgré cela, “les procédures traînent en longueur et des projets peuvent toujours être bloqués par des cascades de recours“.

Suisse Eole demande en conséquence que l’intérêt public de l’éolien soit mieux pris en compte par les politiques et soit inscrit dans la législation.

La commission compétente du Conseil national, la CEATE, a récemment fait un pas vers davantage de souplesse dans le choix des sites, car elle voudrait permettre l’implantation d’éoliennes en forêt sous certaines conditions et avec l’accord du Conseil des Etats. Aussi, la réglementation relative au déboisement devrait être assouplie au bénéfice des énergies renouvelables. En principe, seuls des sites proches de voies d’accès et de lignes électriques devraient être pris en considération. Et ils seraient en outre soumis aux mêmes études d’impact que les autres projets.

Energie éolienne en Suisse : une production 2011 record !

Le potentiel éolien de la Suisse

Les estimations sont issues du “Concept d’énergie éolienne pour la Suisse” de 2004. Elles se fondent sur les conditions de vent (vitesse >= 4,5 m/s en moyenne annuelle) et le nombre d’éoliennes que chaque site peut accueillir. Ces estimations ont été reprises et confirmées par les études de l’Institut Paul-Scherrer (PSI) et l’Académie suisse des sciences techniques (SATW) :

Horizon 2035 : 1500 GWh par an

Quelque 375 éoliennes de 2 MW chacune produisent annuellement 1500 GWh d’électricité : de quoi alimenter 2,5 % des besoins actuels de la Suisse (estimation prudente).

Horizon 2050 : 4000 GWh par an

Quelque 800 éoliennes de 2,5 MW chacune produisent annuellement 4000 GWh d’électricité. Cela correspond à la consommation de plus de 1 million de ménages ou à 6,8 % de la consommation nationale d’électricité en 2008. Si la consommation diminue grâce à une amélioration de l’efficacitéénergétique et à des mesures d’économie, la part de l’éolien pourrait monter à 8 voire 10 %.

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Cellules solaires : rendement de 19,9% avec le procédé”Quasimono”

Cellules solaires : rendement de 19,9% avec le procédéSchott Solar annonce avoir mis au point « Quasimono », une nouvelle technique de fabrication permettant de concevoir des wafers à la fois carrés et possédant une importante partie monocristalline.

L’utilisation d’un processus VGF (solidification dirigée, généralement utilisée pour fabriquer du silicium multi-cristallin), quelque peu modifié, a ainsi permis d’après la firme allemande de fabriquer des wafers de haute qualité, quasiment monocristallins.

Suite aux tests réalisés par l’Institut Fraunhofer ISE de Fribourg, les mesures obtenues ont confirméun rendement de 19,9%. Ce nouveau module à cellules monocristallines qui a été baptisé ‘SCHOTT PERFORM MONO’ sera commercialisé en mai 2012.

La nouvelle technologie «Quasimono » de Schott Solar combine les avantages des procédés Czochralski et VGF. Le rendement d’une cellule solaire, c’est-à-dire la conversion de l’énergie solaire en électricité, augmente avec la régularité du réseau cristallin du wafer de silicium dans lequel il est fabriqué.

La méthode de Czochralski est utilisée pour produire des wafers monocristallins. Un cristal, qui sert de germe à la cristallisation, est trempé dans un creuset de silicium fondu et maintenu en rotation. Le cristal est lentement relevé vers le haut sans interrompre son contact avec le silicium en fusion. Celui-ci cristallise en suivant la structure régulière du cristal qui sert de germe. La rotation aboutit à un « lingot » cylindrique.

Sa structure monocristalline offre un rendement relativement élevé, mais cette méthode est assez coûteuse. En outre, le découpage de wafers carrés gâche du silicium.

Une autre méthode (VGF), qui produit une structure multi-cristalline, consiste à refroidir directement le silicium dans le creuset puis à le découper en tranches carrées, extrêmement fines.

La nouvelle méthode «Quasimono » associe donc les avantages des deux procédés, avec une amélioration du rendement global et une optimisation des coûts. Le cristal germe est placé au fond du creuset et partiellement fondu. Le refroidissement par solidification dirigée (technique VGF) entraîne une croissance quasiment monocristalline. Schott Solar a ainsi pu obtenir, sur une partie des tests, des wafers parfaitement monocristallins à partir d’un lingot de silicium. Sur le reste des tests, on note la présence de silicium multi-cristallin dans les wafers.

Le rendement de 19,9 % de ces wafers, confirmé par l’ISE Fraunhofer, s’approche des meilleurs résultats obtenus récemment par Schott Solar avec des cellules monocristallines. Ce concept haute performance, développé par Schott Solar en collaboration avec Roth & Rau AG (passivation de la face arrière) et le groupe Schmid (émetteurs sélectifs en face avant), a ainsi été transféré aux wafers Quasimono, avec un coût optimal.

Les travaux de recherche ont été en partie financés par le gouvernement allemand dans le cadre du projet « QUASIMONO ».

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Jean Bergougnoux fait le point sur les Pointes de consommation électrique en cette période de Grand Froid

Depuis le début du mois de février, l’Europe, et plus spécialement, la France, connait une vague de froid sibérien qui incite à consommer beaucoup plus d’énergie, toutes catégories confondues.



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EDF vient à la rescousse de Photowatt

EDF vient à la rescousse de PhotowattAlors que le Président de la République effectue en ce moment même un déplacement sur le site historique de Photowatt (Bourgoin Jailleu), EDF Energies Nouvelles Réparties (EDF ENR) avait annoncé vendredi dernier avoir déposé une offre pour la reprise des activités de l’unique fabricant français de cellules photovoltaïques à base de silicium, placé en redressement judiciaire en novembre 2011.

Photowatt détient en fait 40 % de PV Alliance, une société de recherche et développement dans le domaine des technologies photovoltaïques, au sein de laquelle EDF ENR possède déjà une participation de 40 % aux côtés du CEA (20 %).

Photowatt, EDF ENR et le CEA, ont investi depuis 2008 dans PV Alliance qui a vocation à développer deux technologies silicium : l’homojonction, technologie classique la plus utilisée dans le monde, et l’hétérojonction, technologie actuellement en cours de développement permettant de fabriquer des cellules silicium à haut rendement (supérieur à 20 %).

On apprend que l’offre d’EDF ENR sera notamment conditionnée à la reprise de 100% de PV Alliance et à l’obtention d’une licence d’exclusivité mondiale sur la technologie hétérojonction, appelée à remplacer la technologie actuelle dans les années à venir. Cette offre sera ainsi soumise aux autorisations requises pour ce type d’opération (gouvernance, concurrence, etc.)

Compte tenu de sa présence au sein de Photowatt au travers de PV Alliance, EDF ENR apparaît comme le candidat naturel pour la reprise des activités de Photowatt. Cette opération permettrait à EDF ENR, qui est confiante dans les compétences des équipes de Photowatt, de compléter son portefeuille d’activités en y intégrant des technologies silicium et en contribuant, avec le CEA, au développement de technologies innovantes et compétitives” a estimé Jean-Louis Mathias, Directeur Exécutif Groupe en charge des énergies renouvelables.

Dans cette proposition, EDF s’engagerait également à reprendre 345 salariés et à en reclasser 85 autres en interne.

Même si les salariés de Photowatt semblent soulagés, ils ne sont pas dupes pour autant. En effet, beaucoup d’entre eux voient par cette annonce et ce déplacement, une occasion pour le “futur candidat“à la Présidentielle 2012 de remonter un tant soit peu dans les sondages. Mais l’essentiel est fait, l’activité de la société est pérennisée…

Hormis EDF ENR, 2 autres groupements de PME souhaitent aussi s’engager dans cette reprise. Il s’agit du grenoblois ECM (fours industriels) associé au fonds privé Abcia-Phoenix qui compte reprendre 382 salariés. Et le second se nomme Solarezo, qui en partenariat avec MPO (fabricant de cellules solaires basé en Mayenne) se propose lui de reprendre 222 personnes.

Au final, le tribunal rendra son verdict le 21 février prochain.

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Soitec : feu vert financier pour la centrale solaire de 50 MW

Soitec : feu vert financier pour la centrale solaire de 50 MWSoitec a annoncé le 9 février dernier la signature d’un accord avec la banque Investec Bank, pour financer la construction de la centrale photovoltaïque de 50 mégawatts crête* prévue à Touwsrivier (province de Western Cape) en Afrique du Sud.

Investec s’est engagée à financer le projet et à apporter les fonds nécessaires d’ici la fin du deuxième trimestre 2012, à la construction de la centrale, qui sera équipée de systèmes photovoltaïques à concentration (CPV) Concentrix™ de cinquième génération.

En décembre 2011, Soitec a été sélectionné par le ministère de l’Énergie d’Afrique du Sud parmi les projets présentés dans le cadre du programme des producteurs d’énergie indépendants (IPP). Le projet initial proposé par Soitec dans le cadre de ce programme concerne la centrale photovoltaïque de Touwsrivier, qui est située à proximité de la réserve Aquila Private Game, où la société a déjà construit une centrale pilote.

Pour le ministère de l’Énergie d’Afrique du Sud, l’objectif est que les sources d’énergie renouvelable du pays atteignent 42% de la capacité nouvellement installée dans les vingt prochaines années.

Le plan de financement étant à présent en place, tous les éléments sont réunis pour fournir à l’Afrique du Sud sa première centrale photovoltaïque CPV de grande envergure“, a expliqué André-Jacques Auberton-Hervé, Président-Directeur général de Soitec. “Après avoir construit la centrale pilote d’Aquila et la centrale CPV de 500 kW près de Durban, qui a assuré l’alimentation en énergie verte de la récente conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, Soitec confirme sa volonté d’aider l’Afrique du Sud à atteindre ses ambitieux objectifs dans le domaine des énergies renouvelables.”

Les systèmes Concentrix sont des systèmes photovoltaïques à concentration (CPV) à haut rendement, qui conviennent aux régions où le niveau d’ensoleillement direct est très important comme l’Afrique du Sud. D’après le constructeur, ces systèmes assurent une courbe constante et élevée de production d’énergie pendant toute la journée et peuvent répondre aux pics de demande en électricité.


*Watt crête : Puissance du module photovoltaïque normaliséà un ensoleillement de 1000W/m2, selon le standard photovoltaïque.

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La hausse des températures dans un réacteur de Fukushima serait une fausse alerte

La hausse des températures dans un réacteur de Fukushima annoncée par un thermomètre serait une fausse alerte selon TEPCO.



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7ème Colloque annuel du Syndicat des énergies renouvelables

Le 7 février dernier s’est tenu le colloque annuel du Syndicat des énergies renouvelables (SER), sous le titre « Energies renouvelables, énergies de notre siècle », à la Maison de l’UNESCO à Paris.



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First Solar : nouveau record d’efficacité pour ses panneaux CdTe

First Solar : nouveau record d'efficacité pour ses panneaux CdTeLe 16 janvier dernier, First Solar a annoncé avoir atteint un nouveau record mondial d’efficacité pour ses panneaux solaires à base de tellurure de cadmium (CdTe).

Ainsi, un panneau de First Solar atteint aujourd’hui 14,4 % d’efficacité de sa surface totale. Ce record a été confirmé par le National Renewable Energy Lab (NREL) du Département américain de l’Énergie. Le record précédent de 13,4 % avait également étéétabli par First Solar.

Cette réalisation est en ligne avec notre volonté d’améliorer toujours plus la performance de nos panneaux et démontre notre capacitéà générer ces améliorations avec la technologie CdTe“, a déclaré Dave Eaglesham, Directeur de la Technologie chez First Solar. “Cela souligne le potentiel énorme du CdTe comparé aux technologies à base de silicium.

Nos investissements en R&D ont favorisé le progrès continu de notre technologie, ponctué par des réalisations emblématiques comme celle-ci“, a déclaré Mike Ahearn, Président-Directeur Général par intérim de First Solar. “Nos progrès constants nous donnent confiance en notre capacitéà atteindre les objectifs fixés dans notre feuille de route ainsi qu’à réduire les coûts et à développer des marchés durables.

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La technologie de pontons solaires flottants s’exporte aux USA

La technologie de pontons solaires flottants s'exporte aux USAAfin de répondre à une contrainte de compétitivité et d’indisponibilité de terrains aménageables sur de grandes surfaces, la société française Poralu Marine a procédéà l’installation de pontons solaires flottants, à Canoe Brook dans le New Jersey.

Confiéà Eneractive Solutions, une compagnie d’ingénierie spécialisée dans les solutions énergétiques, ce projet pilote porte sur la création et la mise en œuvre d’un système solaire flottant ‘rentable’ de 112 kWh sur le réservoir de Canoe Brook, situéà environ 25 km de New York.

Cette installation solaire qui devrait générer annuellement 136.000 kWh d’énergie permettra à l’usine de traitement d’eau d’alimenter environ 78.000 foyers des comtés de l’Essec, l’Union, Morris et Somerset en traitant environ 152 millions de litres d’eau par jour.

Poralu Marine s’est vu confier l’ingénierie de la partie flottante, l’interface avec les supports des panneaux photovoltaïques et l’ancrage sur le système SEAFLEX. L’étude personnalisée et la solution complète déployée devaient répondre à un cahier des charges très précis incluant l’ensemble des contraintes techniques et financières pour produire une électricité renouvelable à un coût compétitif :

  • Prise en compte de l’installation de panneaux solaires avec une haute stabilité de la plate-forme ;
  • Longévité de l’ensemble de la structure et entretien minimum dans un environnement contraignant (formation de glace durant les périodes hivernales) ;
  • Adaptation du coût de la structure flottante et de son ancrage pour l’inscrire dans le budget de faisabilité prédéfini ;
  • Réduction au minimum des prestations de maintenance pour un meilleur retour sur investissement ;

La plate-forme solaire, composée d’une structure pontonnière flottante sur laquelle sont fixés les panneaux photovoltaïques, est installée sur un système d’ancrage SEAFLEX. Cette technologie suédoise permet un ancrage élastique non égalé dans sa capacitéà stabiliser les structures flottantes soumises à de très fortes variations de niveaux d’eaux. Selon Poralu Marine, il offre aussi l’avantage d’une longue durée de vie tout en nécessitant une maintenance à minima et en respectant l’ensemble des standards de protection de l’environnement.

En structure aluminium, soutenue par des flotteurs en polyéthylène capables de flotter en toute circonstance (crevaison), les pontons flottants sont recouverts du platelage ECOSTYLE, produit conçu en matériaux écologiques (polypropylène 100% recyclable). Par ailleurs, la plate-forme est conçue pour laisser passer une grande partie de la lumière solaire et donc assurer la vie de la flore et de la faune aquatiques.

La conception des panneaux solaires et de leurs supports a été prise en charge par un fournisseur américain.

Installée dans une région soumise à des conditions météorologiques parfois difficiles, la plate-forme solaire a été très rapidement mise à l’épreuve avec le passage de l’ouragan Irène en août 2011, sans aucun dommage a précisé la société française basée à Port (Ain).

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Les Etats-Unis ont approuvé la construction de nouvelles centrales nucléaires pour la première fois depuis trente ans.



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