Archives: February 2012

Une protéine végétale pour fabriquer de l’électricité

Une protéine végétale pour fabriquer de l'électricitéLes panneaux photovoltaïques fabriqués à partir d’éléments végétaux pourraient un jour servir d’alternative simple et peu coûteuse aux capteurs solaires traditionnels.

Un moyen totalement nouveau d’aborder le photovoltaïque vient d’être développé grâce à une étroite collaboration entre le Massachussets Institute of Technology (MIT) et l’EPFL. En utilisant la protéine nécessaire à la photosynthèse chez les végétaux, un chercheur du MIT, Andreas Mershin a mis au point un moyen de produire du courant électrique. Il vient ainsi d’ouvrir la voie à une nouvelle façon simple et peu coûteuse de reproduire l’énergie solaire. Ces recherches viennent compléter les travaux commencés il y a huit ans par Shuguang Zhang dans le Center for Biomedical Engineering du MIT et le professeur Michael Graetzel de l’EPFL. Elles seront publiées cette semaine dans le journal scientifique en libre accès Scientific Reports.

Lors de ses premières recherches, Shuguang Zhang était parvenu à isoler un grand nombre de molécules, regroupées sous le nom de photosystème-I (PS-I), les minuscules structures d’une cellule végétale, qui permettent la photosynthèse. Le chercheur et ses collègues ont extrait le PS-I de plantes et l’ont stabilisé chimiquement, puis ils en ont déposé une couche sur un substrat de verre. Ce dispositif s’est révélé capable de produire du courant électrique lorsqu’il est exposéà la lumière, comme une cellule solaire classique. L’étape suivante consistait à trouver un moyen d’amplifier ce courant.

Dans le laboratoire de Michael Graetzel, Andreas Mershin est arrivéà adapter un substrat photovoltaïque bien plus efficace pour absorber la lumière solaire. Ce substrat est comparable à celui utilisé dans les cellules solaires à colorant, dites «cellules Graetzel», spécialité de ce laboratoire, mais la substance PS-I est radicalement différente du colorant utilisé habituellement. Le défi apporté par une telle modification a permis d’améliorer également ces cellules solaires à colorant, en particulier grâce au développement d’un mécanisme qui transporte les électrons plus efficacement entre les extrémités des pôles, comme dans une pile.

Une « forêt » de nanofils

Andreas Mershin a en effet pu créer une minuscule « forêt » de nanofils d’oxyde de zinc (ZnO), ainsi qu’une nanostructure de dioxyde de titane (TiO2) de type spongieux, enrobée d’une matière organique dérivée de bactéries, chargée de capter la lumière. Les nanofils ont servi non seulement de support pour la matière organique, mais aussi de câbles pour véhiculer les électrons produits par les molécules à l’intérieur de la couche de matière organique, à partir desquels celle-ci pourrait être reliée à un circuit. «C’est une sorte de nano-forêt électrique», explique le chercheur.

Selon lui, le procédé a été tellement simplifié que pratiquement n’importe quel laboratoire pourrait le reproduire – y compris des laboratoires de sciences à l’université, et même dans les écoles – permettant aux chercheurs partout dans le monde de commencer àétudier ce procédé et de proposer d’autres perfectionnements. «L’efficacité du nouveau système est 10 000 fois supérieure à la version précédente, bien qu’il ne convertisse pour l’heure que 0,1% de l’énergie solaire en électricité. Cependant, 1 à 2 pour-cent d’efficacité seront suffisants pour que l’on puisse imaginer une utilisation commerciale, car les ingrédients ne coûtent presque rien et le procédé de fabrication est particulièrement simple», précise Andreas Mershin.

Ces recherches ont été financées en partie par une subvention sans restriction octroyée par la société Intel et ont aussi bénéficié de la participation de chercheurs de l’University of Tennessee.

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Le développement du parc éolien français à la peine en 2011

Le développement du parc éolien français à la peine en 2011A l’occasion du bilan de l’électricité française pour l’année 2011, RTE (Réseau de Transport de l’Electricité) a présenté l’état du développement du parc éolien français, qui à fin 2011 a couvert 2,5 % de notre consommation électrique avec 6640 MW raccordés.

L’année dernière, le parc éolien français a progressé de 875 MW contre 1200 MW en 2010*. Cela représente une chute très préoccupante de 30% des MW annuellement raccordés.

Ce rythme de développement est très insuffisant selon le SER (Syndicat des Energies Renouvelables) : “c’est 1 350 MW par an qu’il nous faudrait raccorder pour être au rendez-vous du Grenelle de l’environnement qui fixe à la filière un objectif de 19 000 MW terrestres en 2020.

Un faisceau de raisons expliquent le résultat très médiocre de cette dernière année selon t-elle : “certes la difficulté de raccordements due au manque de capacité d’accueil des réseaux électriques et la conjoncture économique ont constitué des freins, mais ces explications ne sont pas suffisantes.

En fait, les recours contre les parcs et contre les décisions de création de ZDE (Zones de Développement de l’Eolien) atteignent aujourd’hui 42 % contre 35 % en 2009. Et dans plus de 75 % des cas, l’annulation du projet ou de la ZDE est refusée par le Tribunal administratif. C’est pourquoi le SER estime que “ces contentieux abusifs retardent de plusieurs années le démarrage des chantiers.

Dans un tel contexte, les nouvelles dispositions de la loi Grenelle 2, parmi lesquelles la soumission des éoliennes à la procédure ICPE (installations classées pour la protection de l’environnement), l’obligation de réaliser des parcs de 5 éoliennes minimum et le ralentissement de la délivrance de nouvelles ZDE, dû notamment à l’attente de l’achèvement des volets éoliens des schémas régionaux, présagent d’une croissance du parc bien en deçà du rythme nécessaire à l’atteinte de l’objectif du Grenelle, déplore encore le Syndicat représentatif.

Face à ces perspectives, Jean-Louis BAL, Président du SER, et Nicolas WOLFF, Président de FEE, la branche éolienne du SER, demandent « la suppression de la règle des cinq éoliennes minimum et celle des ZDE, une fois les schémas régionaux éoliens adoptés. »

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Q-Cells sauvé in extremis de la faillite par ses créanciers

Q-Cells sauvé in extremis de la faillite par ses créanciersQ-Cells, l’allemand fabricant de cellules photovoltaïques en grande difficulté de trésorerie a annoncé mercredi avoir trouvé un compromis avec ses créanciers, dans la mesure où ces derniers vont prendre le contrôle d’au moins 95% des actions, en échange d’un abandon de dettes correspondantes.

L’industriel allemand s’engage dans un premier temps à rembourser 20 millions d’euros aux détenteurs des obligations qui arrivent àéchéance à la fin du mois de février, soit 10% de la valeur totale des titres. Les créanciers s’engagent pour leur part à renoncer à leurs titres obligataires couvrant les échéances 2012, 2014 et 2015 en échange de quoi, ils vont prendre possession de la société (soit environ 95% du du capital actions émis par Q-Cells).

On apprend par l’AFP, que les trois dettes cumulées représentent une valeur de 580 millions d’euros et que les créanciers constituent des investisseurs institutionnels sans plus de précisions.

Par ailleurs, Q-Cells entend récupérer un montant de 200 millions d’euros sur plusieurs années, par les seules cessions d’actifs et cela dans le but de les reverser à ses créanciers.

A cette annonce, le cours de l’action Q-Cells a bondi de 34% à 0,45 euros (15H00), une hausse toutefois marginal dans la mesure où l’action avait tutoyé les 100,00 euros en décembre 2007.

Un analyste de Warburg Research cité par l’agence Dow Jones Newswires rappelle que “si le sauvetage est à première vue une bonne nouvelle, il s’agit en réalité d’un désastre pour les actionnaires, puisque ceux-ci vont voir leur part du capital réduite à seulement 5%.” La société a d’ailleurs convoqué ses actionnaires le 9 mars prochain afin de les informer que les fonds propres sont devenus négatifs.

Créée en 1999 et implantée dans une zone industrielle de l’ancienne Allemagne de l’est, la compagnie Q-Cells emploie actuellement 2.400 personnes dans le monde. La filiale française comprend des bureaux commerciaux en Région Parisienne et à Marseille, ainsi qu’un bureau d’étude à Lyon.

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Les rapports sur le coût exorbitant des agro carburants se multiplient

Les agro carburants ont prélevé 3 milliards d’euros de la poche des consommateurs français. C’est en tout cas ce qu’a révélé la Cours des Comptes.



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Le méga-projet photovoltaïque du Beaucaire abandonné par EDF ?

La méga-centrale photovoltaïque du Beaucaire abandonnée par EDF ?EDF EN, la filiale d’EDF spécialisée dans les énergies renouvelables semble avoir abandonné le projet d’implantation d’une centrale photovoltaïque géante dans la plaine gardoise de Beaucaire, en Camargue.

Alors que la centrale était initialement prévue pour être installée sur plus de 700 hectares de rizières, EDF EN a finalement décidé de retirer la demande de permis de construire auprès de la préfecture du Gard.

Le projet titanesque du Beaucaire aurait réclamé d’importantes ressources dont un investissement financier dépassant les 650 millions d’euros. En contrepartie, la centrale solaire d’une puissance de 261 mégawatts crête (MWc) aurait dans un premier temps créé localement “des centaines d’emplois” durant la construction avant de générer à terme suffisamment d’électricité pour alimenter 160.000 foyers à l’horizon 2013.

La baisse de rentabilité occasionnée par un tarif d’achat de l’énergie photovoltaïque plus faible, associée aux réserves émises par les différentes commissions administratives d’enquête, notamment sur l’impact environnemental que représente ce type de projet sur un site naturel de Camargue auront donc eu raison d’EDF.

Pour autant, le maire divers droite de Beaucaire, Jacques Bourbousson ne baisse pas les bras et continue de croire à ce projet. Selon lui, “le retrait est momentané. Un autre permis sera déposé d’ici juillet“.

[ Photo : centrale photovoltaïque des Mées - Alpes de Haute Provence ]

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GDF Suez : 100 MW de projets éoliens en Roumanie et en Pologne

GDF Suez : 100 MW de projets éoliens en Roumanie et en PologneGDF Suez, le groupe énergétique français, a annoncé jeudi le développement de 2 nouveaux parcs éoliens en europe de l’est, l’un basé en Roumanie (48 MW) et l’autre situé en Pologne (51 MW).

En Pologne, le parc de Pagow permettra de doubler la capacitééolienne du Groupe, après les parcs de Jarogniew-Moltowo (20 MW) et de Wartkowo (30 MW) inaugurés en 2011, et de poursuivre son développement dans les énergies renouvelables.

En Roumanie, le parc éolien de Gemenele sera mis en service en 2012. Il marque l’entrée du Groupe dans la production électrique en Roumanie, et montre par la même occasion le potentiel roumain dans les énergies renouvelables.

Le développement des projets éoliens du Groupe en Roumanie et en Pologne illustre la volonté de renforcer la diversification du mix énergétique de GDF Suez et de poursuivre son intégration sur les marchés porteurs en exploitant au mieux les savoir-faire et les synergies techniques du Groupe” a déclaré Gérard Mestrallet, PDG de GDF Suez.

GDF Suez entend bien renforcer les énergies renouvelables dans son mix énergétique en Europe afin d’atteindre son objectif visant à augmenter les capacités renouvelables installées du Groupe de 50% d’ici 2015 par rapport à 2009.

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L’américain SunPower finalise l’acquisition du français Tenesol

L'américain SunPower finalise l'acquisition du français TenesolDans un communiqué, le pétrolier Total a annoncé la finalisation de la cession de sa filiale française Tenesol à son autre filiale américaine, SunPower, dans laquelle il verra sa participation passer à 66%.

Ainsi, pour le montant de 165,4 millions de dollars, le fournisseur de panneaux solaires situéà La Tour de Salvagny en France va passer sous commandement américain. Parallèlement à cette transaction, Total a acheté pour 18,6 millions d’actions ordinaires SunPower à un prix de 8,80 $ l’action. Total détient donc désormais environ 66% de SunPower.

Avec notre technologie industrielle avancée, une feuille de route à long terme menant vers des coûts attractifs, une intégration accrue de notre pôle recherche et développement ainsi que la présence en amont de Tenesol font que nous sommes bien positionnés pour ouvrir de nouveaux marchés largement inexploités dans le domaine de l’énergie solaire“, a déclaré Arnaud Chaperon, directeur Electricité& Energies Nouvelles chez Total.

Tenesol est née en Afrique en 1983 en donnant l’accès à l’eau en zone sahélienne. En effet, dans ces espaces désertiques, seule la technologie solaire pouvait générer l’électricité nécessaire au pompage de l’eau. Le pompage solaire, puis l’alimentation de sites isolés ont ainsi été les secteurs d’expertise originels de Tenesol.

Depuis, l’entreprise a installé plus de 15.000 systèmes solaires dans le monde totalisant environ 500 mégawatts (MW). Par ailleurs, Tenesol s’attend à enregistrer un chiffre d’affaires d’environ 200 euros millions en 2011. Après cette acquisition, SunPower aura déployé plus de 2.500 MW de technologie solaire à travers la planète.

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Areva va déployer ses générateurs de vapeur solaire dans l’Arizona

Areva va déployer ses générateurs de vapeur solaire dans l'ArizonaLe groupe du nucléaire Areva a annoncé mercredi un partenariat de sa branche solaire avec la compagnie américaine “Tucson Electric Power” (TEP) pour un projet innovant d’extension CSP (Concentrated Solar Power – solaire thermique à concentration) sur la centrale H. Wilson Sundt, basée à Tucson, en Arizona.

Le projet d’extension solaire de la centrale utilisera les générateurs de vapeur solaire de technologie CLFR* (réflecteur à miroirs de Fresnel linéaires) d’Areva.

Il permettra de produire jusqu’à 5 mégawatt (MW) d’électricitépendant les périodes de pointe sans émission de dioxyde de carbone (CO2). L’énergie supplémentaire produite en une année par l’unité 4 de Sundt alimentera plus de 600 foyers de Tucson.

La quantité d’énergie produite dans cette nouvelle unitééquivaut à 38 millions de m3 de gaz naturel ou 3 600 tonnes de charbon. Ainsi, en compensant l’utilisation de ces combustibles, le projet d’extension solaire de Sundt revient àéliminer annuellement 4.600 ou 8.500 tonnes de dioxyde de carbone (CO2), selon que l’unité fonctionne au gaz naturel ou au charbon.

Le projet Solar Boost de Sundt s’inscrit dans le programme de TEP visant àétendre sa capacité de production d’énergie solaire à plus de 200 MW d’ici fin 2014. La production de Sundt permettra à TEP d’atteindre les quotas d’énergie renouvelable fixés par l’État de l’Arizona. Ceux-ci demandent aux électriciens d’augmenter chaque année leur production à partir des énergies renouvelables, jusqu’à atteindre 15 % du total en 2025.

En plus d’aider TEP à remplir ses objectifs à moindre coût, le projet Sundt Boost solaire va également permettre à l’entreprise d’étudier l’intégration potentielle de la technologie CSP au sein d’autres centrales. Avec ce projet, Areva espère démontrer “toutes les qualités de son offre en matière de vapeur pressurisée et surchauffée.”

La technologie innovante Solar Boost d’Areva Solar nous offre un moyen économique et écologiquement responsable d’étendre la capacité de notre plus grande centrale de la région sans augmenter les émissions de CO2“, a expliqué Paul Bonavia, Directeur général de TEP ainsi que de sa maison mère, UniSource Energy Corporation.

Areva va déployer ses générateurs de vapeur solaire dans l'Arizona

[ TEP’s Sundt Generating Station in Tucson, Arizona, USA ]

La construction du projet Solar Boost de Sundt devrait débuter au printemps 2012 et l’installation devrait être opérationnelle d’ici début 2013. L’installation sera construite sur la propriété de TEP voisine de la centrale de Sundt, qui se trouve à l’est de South Alvernon Way, entre les axes East Irvington Road et Interstate 10. Au plus fort de sa construction, 50 emplois devraient être créés.

TEP est un leader national de l’énergie solaire et nous sommes heureux qu’ils aient choisi notre technologie CLFR – conçue et briquée aux États-Unis – pour étendre leur portefeuille d’énergie propre“, a déclaré Bill Gallo, Directeur d’Areva Solar. “Les projets Solar Boost tels que celui-ci prennent de l’ampleur aux États-Unis, comme dans le monde. En tirant parti des infrastructures d’énergie existantes, ils permettent de fournir l’énergie nécessaire sans émettre de nouvelles émissions de CO2. C’est la raison d’être des installations conçues par Areva Solar.

Areva va déployer ses générateurs de vapeur solaire dans l'Arizona

En plus d’étendre les centrales électriques à charbon, les générateurs de vapeur solaire d’Areva peuvent également être couplés à des centrales à gaz naturel ou à cycle combiné. Ils peuvent être utilisés de manière autonome pour des installations solaires thermiques et hybrides, ainsi que pour les applications industrielles utilisant la vapeur.

Areva a notamment déployé récemment un projet d’extension solaire de 44 MW pour une centrale à charbon en Australie. Le groupe développe actuellement l’équivalent de plus de 540 MW de projets CSP en exploitation, en construction ou en développement avancé.

** Tucson Electric Power est une filiale d’UniSource Energy Corporation. Elle fournit ses services à plus de 402 000 clients dans la région de Tucson.
** Areva Solar, basée à Mountain View, en Californie, est une filiale du Groupe Areva spécialisée dans la conception, la fabrication et l’installation de générateurs de vapeur solaire.
* La solution solaire thermique CLFR d’Areva nécessite le moins d’espace et d’eau.

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