Archives: March 2012

Les Etats-Unis vont taxer des produits photovoltaïques chinois

Les Etats-Unis va taxer les produits photovoltaïques importés de ChineLe Ministère du Commerce américain a décidé mardi d’imposer un versement de droits de douane compensateurs (CVD) pour les cellules photovoltaïques en silicium cristallin importées de Chine.

Cette décision intervient suite aux plaintes déposées par des compagnies américaines du secteur qui accusent la Chine de subventionner ses fabricants solaires. On connait désormais les deux principales compagnies chinoises qui seront impactées par cette mesure. Il s’agit de Suntech Power (Siège : Wuxi), le leader mondial de panneaux solaires, et de Trina Solar Energy (Siège : Changzhou), un autre fabricant majeur.

Le champ d’investigation mené par les autorités américaines portent sur les cellules photovoltaïques en silicium cristallin d’une épaisseur égale ou supérieure à 20 micromètres, utilisant la jonction p/n, et ayant subi ou pas une transformation pour recueillir et transmettre l’électricité produite par la cellule. Ont été exclus du champ d’application, les produits photovoltaïques en couches minces fabriqués à partir de silicium amorphe (a-Si), de tellurure de cadmium (CdTe), de cuivre ou d’indium séléniure de gallium (CIGS)

Le département du Commerce a également décidé que des panneaux solaires produits dans d’autres pays et utilisant des cellules solaires fabriquées en Chine pourraient aussi être visés par des droits de douane antidumping et antisubventions.

En 2011, le montant correspondant aux importations de cellules solaires de la Chine vers les États-Unis a étéévaluéà 3,1 milliards.

Une décision finale sur les pratiques ou non de dumping chinois sera prise en juin, a précisé le ministère américain dans sa synthèse publiée mardi.

Le CCME (Chine) manifeste son opposition :

Dans un communiqué, la Chambre de commerce chinoise pour l’importation et l’exportation des machines et des produits électroniques (CCME), a averti que cette mesure qui va à l’encontre des intérêts chinois bouleverserait l’essor du marché mondial du solaire et que cela causerait plus d’effets néfastes sur le marché américain.

Les subventions gouvernementales n’ont jamais été un avantage compétitif majeur pour les panneaux solaires chinois“, a ajouté la CCME, indiquant que leur compétitivité résidait avant tout dans des technologies plus avancées, une production à grande échelle, une gestion solide et des stratégies prospectives.

Les producteurs de panneaux solaires chinois ont reçu beaucoup moins de soutien gouvernemental que leurs concurrents américains et européens, et celui-ci était conforme aux règles de l’OMC“, a-t-il affirmé. Ces derniers souhaitent maintenant que le gouvernement américain revoie ses “pratiques inéquitables et injustes” lors de ses enquêtes complémentaires.

Statistiques US d’importation chinoise :

2009 //
Nombre : 26 876 000 cellules solaires
Valeur : 639,5 millions d’euros

2010 //
Nombre : 46 084 000 cellules solaires
Valeur : 1,5 milliards d’euros

2011 //
Nombre : 93 292 000 cellules solaires
Valeur : 3,1 milliards d’euros

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Alstom inaugure la plus puissance éolienne en mer française

La plus grande éolienne en mer au monde inaugurée en Loire-AtlantiqueLa cérémonie d’inauguration de la plus grande éolienne offshore au monde a eu lieu lundi sur le site du Carnet en Loire-Atlantique, en présence d’Eric Besson, Ministre chargé de l’industrie et de l’énergie ainsi que de Patrick Kron, PDG d’Alstom.

D’une puissance de 6 MW, l’éolienne Haliade 150 a été développée pour répondre à l’appel d’offres lancé par le gouvernement français en juillet 2011 et visant à installer 3 GW d’éolien offshore en France d’ici 2015. En vue de sa certification, la première Haliade 150 fera l’objet d’une série de tests à terre pendant un an sur le site du Carnet, avant la mise en mer d’une seconde machine au large des côtes belges à l’automne 2012. La fabrication des préséries est prévue en 2013 pour une production en série dès 2014.

Le site du Carnet situéà proximité de Saint-Nazaire en bord d’estuaire a été choisi pour ses caractéristiques géologiques très proches de l’environnement sous-marin dans lequel seront installées les éoliennes. Sur des piliers enfoncés à plus de 30 m de profondeur a été installée la sous-structure de 25 m (le jacket) sur laquelle a été progressivement monté le mât d’une hauteur de 75 m. Au total, la nacelle domine à plus de 100 m du sol. L’éolienne et sa structure de support cumulent un poids total de 1 500 tonnes.

Alstom est le fournisseur exclusif du consortium mené par EDF Energies nouvelles qui regroupe Dong Energy, énergéticien danois leader mondial de l’éolien offshore, ainsi que des développeurs (Nass & Wind et wpd Offshore). L’accord du consortium avec Alstom offre une occasion unique de développer une éolienne de technologie française, fabriquée et assemblée sur le territoire national, faisant appel à de nombreux sous-traitants industriels locaux, et bénéficiant de partenariats technologiques avec plusieurs organismes. Près de 200 fournisseurs du secteur de l’éolien offshore seront impliqués dans ce projet.

Alstom prévoit, en cas de succès dans l’appel d’offre du consortium, d’implanter jusqu’à 4 usines dédiées à la production des composants et à l’assemblage de ces éoliennes offshore dans les zones portuaires de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) pour les nacelles et les alternateurs, et de Cherbourg (Manche) pour les pales et les mâts. Ces sites français seraient pour Alstom les premiers au monde entièrement dédiés à l’éolien offshore et permettraient de créer 5 000 emplois pérennes et qualifiés, dont 1 000 emplois directs.

Une technologie de pointe pour la plus puissante des éoliennes

Cette éolienne en mer de nouvelle génération sera capable d’alimenter en électricité l’équivalent d’environ 5 000 foyers par unité.

[ Merci à rouget pour ce lien ]

Pour répondre aux contraintes strictes imposées par l’environnement marin, Alstom a développé une éolienne de 6 MW, simple, robuste et efficace, qui permettra d’améliorer la compétitivité de l’éolien offshore. Simple, cette éolienne fonctionne sans boîte de vitesse (par entraînement direct) et est dotée d’un alternateur à aimants permanents, ce qui réduit les coûts d’exploitation et de maintenance. Robuste, l’Haliade 150 est équipée de la technologie Alstom PURE TORQUER qui protège l’alternateur grâce à un report des efforts mécaniques indésirables du vent vers le mât de l’éolienne, ce qui en optimise la performance. Enfin, l’Haliade 150 présente une productivité accrue grâce àun rotor de 150 m (les pales de 73,50 m sont les plus longues au monde) qui constitue le gage d’un meilleur facteur de charge.

Des tests à terre et en mer pour la certification du produit

Les tests sur terre permettent d’accéder facilement à l’éolienne pour effectuer les nombreuses mesures et manipulations exigées pour la certification du premier modèle, procédure qui requiert l’installation d’un mât de mesure à proximité.

L’analyse de la courbe de puissance de l’éolienne qui détermine sa capacitéà produire efficacement de l’électricité en fonction du vent, est au cœur de cette procédure de certification. Les tests permettront aussi, une fois tous les capteurs supplémentaires installés, de valider l’ensemble des simulations (efforts, températures, durées de vie,…) qui ont servi à la conception de l’Haliade 150 et d’en affiner le fonctionnement.

L’ensemble des équipements électriques installés dans le mât (convertisseurs, transformateur, réseau électrique de basse tension, réseaux informatiques et calculateurs) seront soumis à des tests de validation avancée.

Le générateur subira des tests permettant de mesurer la température de fonctionnement, les vibrations, ou encore prendre des mesures de courant et tension.

Ensuite, les différents éléments mécaniques composant l’éolienne seront soumis à des mesures de vibrations, d’efforts (notamment pour les pales), de temps de réaction.
Enfin, la performance globale de l’éolienne et les paramètres des logiciels de pilotage seront analysés pendant cette phase de tests sur terre.

Les essais en mer qui commenceront à l’automne 2012 permettront de tester dans les conditions réelles d’exploitation les aspects de maintenance et de raccordement.

Une première machine fabriquée comme une éolienne de série

La première nacelle de l’Haliade 150 a été assemblée à Saint-Nazaire, dans un atelier préséries temporaire qui a pour vocation d’assurer la production d’environ 40 machines au cours des trois prochaines années. La deuxième machine est actuellement en cours d’assemblage. Ces opérations d’assemblage mobilisent environ 40 opérateurs et ingénieurs d’Alstom.

L’assemblage débute par le bloc central de l’éolienne qui assure l’interface entre le mât et la nacelle. Ce bloc contient le système d’orientation motorisée (intégrant notamment un roulement d’orientation) qui permet d’ajuster la position de la nacelle vis à vis du mât. La nacelle et les pales de l’éolienne pourront ainsi être réorientées à tout instant pour capter le vent. Afin de faciliter les opérations de maintenance, le bloc central est équipé d’un hélipad permettant d’hélitreuiller le personnel d’intervention.

Parallèlement, le bloc intermédiaire est assemblé au générateur à aimant permanent qui sera entraîné directement par la rotation des pales pour produire l’électricité. Ces deux blocs – central et intermédiaire – représentent un poids total de près de 300 tonnes. Ils sont ensuite associés pour recevoir le rotor de l’éolienne sur lequel les 3 pales seront montées. Ce rotor de 150 m de diamètre est en liaison d’entraînement mécanique directe avec le rotor du générateur.

L’atelier préséries de Saint-Nazaire joue un rôle important dans le futur processus de production des éoliennes offshore. Il permet en effet d’appliquer dès les premières machines un certain nombre de règles et procédures qui seront mises en œuvre lors de la production commerciale.

5 000 emplois pérennes et qualifiés, dont 1 000 emplois directs à Saint-Nazaire et Cherbourg

L’offre du consortium mené par EDF EN porte sur les sites de Saint-Nazaire, Saint-Brieuc, Courseulles-sur-Mer et Fécamp. Le choix de ces 4 zones s’appuie sur des études de vent et des études environnementales menées pendant environ quatre ans, ainsi que sur des campagnes géotechniques approfondies réalisées sur chaque site pour déterminer la nature des fonds marins. Par ailleurs, la concertation engagée de longue date avec l’ensemble des acteurs locaux – pêcheurs, communes, élus, riverains – a permis d’aboutir d’ores et déjàà un large consensus.

Le dimensionnement industriel du projet sera fonction des résultats de l’appel d’offres en avril. Les investissements d’Alstom pourraient atteindre 100 millions d’euros. Alstom prévoit d’assembler les nacelles et de fabriquer les alternateurs à Saint-Nazaire. D’une capacité de 100 machines chacune par an, ces deux usines seraient opérationnelles en 2015 (alternateurs) et 2016 (nacelles) et représenteraient 300 emplois directs.

La production des pales, en partenariat avec LM Wind Power, ainsi que la fabrication des mâts se feraient à Cherbourg. Avec un démarrage de la production prévu en 2016, ces deux usines représenteraient 500 emplois directs pour une production annuelle de 100 sets de 3 pales.

A cela viendrait s’ajouter, dans la région Pays de la Loire, l’implantation d’un centre d’ingénierie et de R&D de 200 personnes dédiéà l’éolien offshore, premier et unique centre de ce type localisé sur le territoire national.

Les ports de Saint-Nazaire et Cherbourg ont été retenus à l’issue d’une phase de consultation approfondie, à l’aune de critères combinant la qualité des infrastructures, les facilités d’accès aux fermes éoliennes prévues par l’appel d’offres, les dispositifs de soutien à l’investissement portés par les collectivités locales, mais également l’existence d’un savoir-faire industriel et la capacité de constituer un tissu industriel dense tourné vers l’éolien offshore.

Au-delà de la filière industrielle générée par Alstom, le consortium prévoit d’implanter, dans les ports de Saint-Nazaire, Brest, Cherbourg et Le Havre, jusqu’à huit unités pour la construction des fondations des éoliennes, ainsi que quatre centres d’exploitation-maintenance dans les ports de proximité de La Turballe, Saint-Quay-Portrieux, Caen-Ouistreham et Fécamp, créateur de 2 500 emplois supplémentaires. Au total, ce sont donc près de 7 500 emplois qui seraient créés pour ce projet.

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“Le protectionnisme ne rendra aucune société plus compétitive”

Le premier fabricant chinois de panneaux solaires, Suntech Power, a donné ses premières réactions suite à la décision préliminaire du Ministère du Commerce américain quant au versement de droits de douane compensateurs (CVD) pour les cellules photovoltaïques en silicium cristallin importées de Chine.

«Le protectionnisme ne rendra aucune société plus compétitive, mais au contraire, va retarder la transition des énergies fossiles vers les énergies renouvelables, à un moment où la majorité des américains et des citoyens du monde réclament une énergie plus propre, plus saine et plus sûre, ce qui est le cas du solaire. La mise en place de ces barrières commerciales va rendre notre industrie moins compétitive en Amérique et contribuera à favoriser les détracteurs de l’industrie solaire qui freinent la transition énergétique durable» a déclaré Andrew Beebe, Directeur Commercial de Suntech.

« En tant que société internationale, disposant de chaînes d’approvisionnement et de production dans trois pays, Suntech est bien préparé pour l’avenir. Même en cas d’application de droits de douanes sur les cellules solaires provenant de Chine, nous avons la capacité de fournir à nos clients américains des centaines de mégawatts de produits de qualitéà un tarif abordable puisqu’ils ne sont pas soumis à ces droits de douane. Notre unité de production en Arizona fait de nous un acteur local : nous resterons un membre actif de l’industrie solaire américaine et maintiendrons nos efforts dans le but de rendre l’énergie solaire accessible à tous et partout dans le monde» a conclu Andrew Beebe.

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Le premier parc solaire de Haute Loire (10 MWc) a été inauguré

Le premier parc solaire de Haute Loire (10 MWc) a été inauguréLa préfecture de Haute-Loire, la Communauté de communes du Pays de Paulhaguet, la commune de Couteuges et Solairedirect ont annoncé vendredi dernier la mise en exploitation du Parc solaire de Couteuges, premier parc solaire de Haute-Loire.

Initiée par les élus, cette installation démontre que le niveau d’ensoleillement de l’Auvergne lui permet de figurer en tête des territoires de production d’électricité solaire. Le projet est né de la volonté de la communauté de communes du Pays de Paulhaguet de favoriser sur son territoire un moyen de production d’électricité renouvelable. Un partenariat entre les élus et la société Solairedirect a été réalisé dès Janvier 2009.

Le site d’accueil du parc solaire, d’une superficie de 22 Ha et situé au lieu-dit Amblard, a été choisi pour sa proximité au réseau électrique, ses caractéristiques physiques (surface plane), ainsi que sa compatibilité avec le maintien d’une activité agricole.

Avec ses 42 000 panneaux installés et sa puissance de 10 MWc, le parc solaire de Couteuges produira chaque année l’équivalent de la consommation en électricité de 7 300 habitants, soit quasiment le double que n’en compte la communauté de communes du Pays de Paulhaguet.

Le chantier s’est déroulé d’avril à décembre 2011. L’hiver a été consacré aux travaux de raccordement au réseau électrique pour une mise en service prévue au début du printemps 2012.

L’ensemble des travaux a été accompagné d’un suivi environnemental strict caractérisé par la mise en place d’un système de management environnemental (selon la norme internationale ISO 14001), permettant de respecter l’ensemble des engagements pris dans le permis de construire et les choix constructifs de Solairedirect (absence de béton, intégration paysagère).

Durant sa période d’exploitation, une des innovations majeures de ce site sera sa triple vocation. A la production d’électricité solaire vient s’ajouter un volet agricole fort composé, d’une part de la mise à disposition de surfaces pour le pacage d’ovins de l’exploitation voisine et d’autre part de la mise en culture d’une partie du site en maraichage biologique en partenariat avec le Jardin des Estreys, association de réinsertion professionnelle.

Le chantier a mobilisé l’équivalent de 10.000 jours-hommes, avec de nombreux lots dont plusieurs ont été attribués à des entreprises locales (clôtures, lot électrique, gardiennage, gestion des déchets…).

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Assises de Nancy sur l’efficacité énergétique : l’heure du Bilan a sonné

Les premières Assises régionales sur l’efficacité énergétique se sont déroulées le 02 Mars dernier, à Nancy.



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Soitec finalise l’acquisition de l’ex Concentrix Solar GmbH

Soitec finalise l'acquisition de l'ex Concentrix Solar GmbHConformément aux termes de l’accord signé en décembre 2009, Soitec, fabricant de matériaux semi-conducteurs a annoncé la finalisation de l’acquisition à 100% de Soitec Solar GmbH (ex Concentrix Solar GmbH).

Selon l’industriel français, cette annonce confirme la pertinence de l’initiative stratégique menée par le groupe sur le marché des centrales solaires. Elle marque également la confiance de Soitec dans les fondateurs et les équipes de Soitec Solar GmbH ainsi qu’à l’égard de ses différents partenaires, qui sont totalement associés aux premiers succès du Groupe dans cette nouvelle activité.

Après plus de 2 années de collaboration dans le cadre de leur alliance technologique portant sur le développement des cellules solaires et des systèmes CPV, Soitec et l’institut de recherche allemand ‘Fraunhofer ISE’ ont développé une nouvelle génération de cellules photovoltaïques, la “Smart Cell“.

« A l’issue de l’intégration pleinement réussie de cette nouvelle activité, nous confirmons notre stratégie de leadership sur le marché du CPV. Soitec Solar GmbH nous permet d’utiliser notre expertise d’ingénierie des matériaux pour développer des systèmes photovoltaïques performants à un coût compétitif. De plus, les synergies que nous avons avec le Fraunhofer ISE et le CEA-Léti dans ce domaine contribuent au déploiement rapide de nos innovations. Ce partenariat démontre l’intérêt d’une collaboration recherche privée-publique pour valoriser le plus rapidement possible des innovations au travers de leur industrialisation», explique André-Jacques Auberton-Hervé, Président-directeur général de Soitec.

«Nous nous réjouissons des opportunités stratégiques et techniques qui ont résulté de notre rapprochement avec Soitec, notamment grâce au partage des compétences et technologies entre les équipes. La capacité de Soitec à industrialiser une technologie de rupture et à obtenir des coûts compétitifs sur nos systèmes CPV a permis d’accélérer la croissance des activités solaires à l’international» conclut Hansjoerg Lerchenmueller, Directeur Général et fondateur de Concentrix Solar Gmbh.

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AIEA : L’énergie nucléaire connaît une croissance « significative » malgré Fukushima

L’énergie nucléaire connaît une croissance significative malgré la catastrophe de Fukushima Daiichi au Japon l’an dernier, d’après un rapport de l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique (AIEA).



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USA : niveau record de la capacité solaire installée en 2011

USA : niveau record de la capacité solaire installée en 2011Malgré plusieurs faillites constatées en 2011 chez plusieurs fabricants américains de modules solaires, dont l’industriel Solyndra qui était soutenu par le gouvernement US, le développement des énergies renouvelables continuent sa progression face à un contexte pourtant assez défavorable.

Selon l’association américaine des industries de l’énergie solaire (SEIA), la capacité installée de panneaux solaires en 2011 a vu une hausse de 109% par rapport à 2010, ce qui correspond à un niveau record de 1.855 mégawatts. Il faut noter que le secteur a largement bénéficié de la chute des prix du photovoltaïque.

Le marché de l’énergie solaire photovoltaïque a représenté plus de 8,4 milliards de dollars en 2011. La SEIA explique cet engouement par la conjonction de la baisse des prix des installations photovoltaïques (- 20%) avec de meilleurs financements, une demande en installations plus importantes en taille, ainsi que l’expiration de subventions gouvernementales au 31 décembre 2011.

Les Etats-Unis reste le moteur de l’innovation dans l’industrie mondiale de l’énergie solaire” a expliqué Rhone Resch, président de la SEIA. “Même si les panneaux solaires sont de plus en plus produits à l’étranger, les Etats-Unis conçoivent des composants solaires avancés et continuent d’afficher une croissance annuel à deux chiffres.” Il s’attend d’ailleurs à ce que l’énergie solaire, qui compte désormais pour moins de 1% de l’électricité produite aux États-Unis, passe à 10% d’ici à 2020.

Il n’y a pas de bulle dans le secteur des technologies propres, prête àéclater” a t-il précisé, même si, prévient-il, plus d’entreprises sont susceptibles d’échouer face à une industrie devenue mature et à des subventions gouvernementales en constante diminution.

La capacité installée de l’énergie éolienne a augmenté elle aussi, de 31% l’année dernière, d’après les derniers chiffres de l’AWEA.

Enfin, le montant injecté dans les technologies dites ‘propres’ est passé de 3,8 milliards de dollars en 2010 à 4,3 milliards de dollars l’an dernier, selon les chiffres fournis par le représentant des investisseurs (National Venture Capital Association).

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La production de modules photovoltaïques a démarréà Vénissieux

La production de modules photovoltaïques a démarréà VénissieuxLa nouvelle unité de fabrication de modules photovoltaïques cristallins de la Division Bosch Solar Energy, qui emploiera jusqu’à 200 personnes, vient de démarrer sur le site français de Vénissieux, près de Lyon.

Il n’aura fallu que 8 mois pour installer cette unité de production d’une capacité de 150 mégawatts crête. “Il s’agit de l’unité de fabrication de modules la plus grande et la plus moderne de France” s’est félicité Bosch dans un communiqué.

Lorsqu’elle atteindra sa pleine capacité– prévue d’ici juillet prochain – elle produira plus de 2.000 modules par jour, ce qui correspond à un volume annuel de plus de 600.000 modules, soit l’équivalent de la consommation électrique de 51 000 foyers français.

De par sa situation géographique, la France bénéficie d’un bon ensoleillement, particulièrement dans le Sud du pays. Bosch est une marque forte et la présence d’un site de fabrication de modules photovoltaïques sur le sol français constitue un atout supplémentaire pour compter parmi les leaders du marché national” a déclaré Guy Maugis, Président de Robert Bosch France.

Grâce à cette nouvelle unité de production, Bosch est parvenu à préserver 200 emplois sur son site diesel de Vénissieux, qui avait dû l’an dernier, face à la chute de la demande, arrêter la fabrication d’une pompe d’injection diesel Common Rail. Avec cette solution de substitution, un nouvel avenir se dessine pour le site : “Le succès de la transformation de Vénissieux est le fruit d’un dialogue social exemplaire et inédit“, a souligné Guy Maugis.

Bosch précise que le site et tous ses emplois ont pu être préservés par la volonté et la mobilisation de l’ensemble des salariés, de la direction de l’usine, de la direction de Bosch France, des responsables du Groupe en Allemagne et de l’ensemble des représentants du personnel, en collaboration avec un expert économique, l’Agence de Développement Economique de la Région Lyonnaise (Aderly) et des élus locaux.

Grâce au site de production de Vénissieux, nous sommes plus proches de nos clients français, du Sud de l’Europe et du Nord de l’Afrique, ce qui permet une prise en compte plus rapide et plus efficace de leurs exigences” a ajouté Jürgen Pressl, Membre du Directoire de Bosch Solar Energy et responsable de la production.

Les lignes équipant la nouvelle usine offrent une grande flexibilité. Vénissieux pourra ainsi produire 5 types différents de modules photovoltaïques Bosch, monocristallins mais aussi polycristallins. “Dès le lancement de la production, ce site Bosch a pu mettre à profit la richesse de l’expérience acquise par le passé dans le secteur automobile. Je ne doute pas que nos clients seront convaincus par la qualité de notre production et de nos produits“, a expliqué Jürgen Pressl.

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Un guide complet pour les études de potentiel EnR !

Un guide pour les études de potentiel EnRDepuis mi-2009, une étude de faisabilité sur le potentiel de développement en énergies renouvelables doit être jointe à l’étude d’impact de tout projet d’aménagement.

Obligatoire mais sans contenu défini, cette étude peut ainsi être vue, selon la collectivité concernée, comme un document administratif de plus (sans valeur ajoutée technique) ou comme la génèse d’une véritable stratégie énergétique à l’échelle urbaine. C’est pour lever cette ambiguité que le CETE de l’Ouest propose un guide de mise en oeuvre d’une telle étude.

Applicable depuis juillet 2009 et l’adoption de la première loi issue du Grenelle de l’Environnement, dite loi «Grenelle I», l’article 8 de cette loi prévoit que :

« Toute action ou opération d’aménagement telle que définie à l’article L. 300-1 et faisant l’objet d’une étude d’impact doit faire l’objet d’une étude de faisabilité sur le potentiel de développement en énergies renouvelables de la zone, en particulier sur l’opportunité de la création ou du raccordement à un réseau de chaleur ou de froid ayant recours aux énergies renouvelables et de récupération. »

Cette exigence présente l’intérêt d’intégrer dans chaque nouvelle opération d’aménagement l’analyse des opportunités de raccordement un réseau de chaleur ou de froid, mais également d’étudier l’intégration des énergies renouvelables ou de récupération (EnRR) dans le mix énergétique du territoire concerné.

Si la présence de ce document est aujourd’hui systématiquement vérifiée par l’Autorité Environnementale (AE), son contenu demeurait jusqu’à présent assez flou. Cette étude pouvait ainsi aller du simple passage en revue des technologies d’énergies renouvelables existantes, à une véritable étude technico-économique analysant différents scénarios d’intégration d’EnRR.

Afin d’uniformiser la qualité ces études, le CETE Ouest vient de publier un guide (téléchargeable ICI) à destination des collectivités et des bureaux d’études proposant notamment des points de méthodologie, d’organisation et de vigilance pour la réalisation de ces études d’opportunités en énergies renouvelables.

Pour rappel, le Centre d’Etudes Techniques de l’Equipement (CETE) est un service déconcentré du Ministère de l’écologie, du développement durable, des Transports et du Logement (MEDDTL). Il constitue ainsi un interlocuteur privilégié pour la mise en œuvre des politiques publiques, au service des acteurs de l’aménagement et du développement durables des territoires.

En particulier, le CETE Ouest recommande à travers ce guide le découpage en deux phases de ces études de faisabilité sur le potentiel de développement en énergies renouvelables :

1ère phase : située au niveau des études préalables d’aménagement, elle consiste en un état des lieux des gisements (incluant leur pérennité, qui peut avoir déjàétéétudiée dans le cadre d’un SRCAE, d’un PCET ou d’autres réflexions menées sur le territoire concerné) et un premier tri des solutions qui, en fonction du contexte local et des objectifs, peuvent présenter un potentiel intéressant. Les conclusions de cette 1ère phase peuvent conduire à orienter certaines caractéristiques de l’aménagement (densification par exemple).

2nde phase
: située au niveau des études de réalisation, elle permet de comparer la faisabilité technico-économique des différentes solutions, sur la base des données relatives à l’aménagement qui sont plus précises à ce stade (organisation du parcellaire, surfaces et performances visées pour les bâtiments, etc.).

Un guide pour les études de potentiel EnR

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