Archives: April 2012

Crise du solaire allemand : quelle politique de soutien public ?

Crise du solaire allemand : quelle politique de soutien public ?Rien ne va plus pour l’industrie photovoltaïque allemande. Dépassé par le boom des installations, le gouvernement a dû mettre un frein brutal aux subventions dont le coût menaçait d’exploser. Pris en tenailles entre la concurrence chinoise et la chute des prix des panneaux, plusieurs fleurons de cette jeune industrie sont au bord de la faillite. Après des années fastes, le secteur doit brutalement s’ajuster à des conditions nouvelles. Et s’adapter pour espérer rebondir.

L’annonce a sonné comme le coup de grâce pour l’industrie photovoltaïque allemande. Fin février, le gouvernement allemand a décidé d’avancer de trois mois la baisse des tarifs de rachat garantis pour l’électricité d’origine photovoltaïque, initialement prévue pour juillet 2012. De surcroît, l’ampleur de la baisse sera multipliée par deux. Après une série de coupes successives en 2010 et 2011, le prix payé aux propriétaires d’installations photovoltaïques pour l’électricité produite sera abaissé jusqu’à 30 %, selon le type d’installations.

Cette nouvelle mesure risque fort de coûter cher à un secteur déjà exsangue. En décembre, le fabricant de panneaux solaires allemand Solon a dû mettre la clé sous la porte. Son homologue Sunways, menacé d’un sort similaire, a dû pour survivre passer dans le giron du Chinois LDK. Dans leur sillage, d’autres entreprises du secteur trébuchent ou perdent pied, à l’instar de l’installateur Solar Hybrid ou du fabricant d’inverseurs solaires SMA Solar (les inverseur ou onduleurs transforment le courant continu de 12 ou 24 V en courant alternatif de 230 V).

Des fleurons de l’industrie en péril

L’exemple de Q-Cells est sans doute le plus frappant. Autrefois considéré comme l’un des champions de l’industrie solaire nationale, le fabricant de cellules photovoltaïques a annoncé en janvier des pertes de 846 millions d’euros en 2011, pour un chiffre d’affaires d’un milliard d’euro. Son action en bourse s’est effondrée, et le groupe a été contraint de solliciter ses créanciers obligataires pour rééchelonner sa dette. Le 2 avril, l’entreprise, qui emploie 2000 personnes, annonçait qu’elle déposait son bilan.

Pourquoi une telle hécatombe ? Comme leurs concurrents internationaux, les fabricants de cellules et de panneaux photovoltaïques allemands sont d’abord victimes d’une crise de surproduction à l’échelle mondiale. Alors que la capacité de production de modules photovoltaïques atteint 50 GW par an, les ventes annuelles s’élevaient fin 2011 à seulement 21 GW, comme l’expliquaient en novembre 2011 les analystes de la banque suisse Sarasin dans leur rapport “Industrie solaire : seuls les plus affûtés survivront dans un marché extrêmement compétitif”. «Les producteurs ont construit leur capacité de production sur des prévisions qui étaient trop optimistes», résume Matthieu Glachant, directeur du Centre d’économie industrielle des Mines ParisTech.

Résultat : les prix des panneaux solaires se sont effondrés. Selon l’agence spécialisée Bloomberg New Energy Finance, ils ont été divisés par deux en 2011. Les industriels allemands ne sont pas les seuls touchés : aux Etats-Unis, les fabricants Solyndra LLC et Evergreen Solar ont également mordu la poussière, tandis que First Solar connaît de sérieuses difficultés. Le chinois Suntech a également rapporté de lourdes pertes. Mais si la crise a frappé tous les fabricants, les producteurs allemands sont tombés de particulièrement haut.

La fin brutale du « miracle solaire » allemand

Car avant l’orage, il y eut l’euphorie. Porté par une politique très volontariste mise en place dès 2000 grâce à la loi sur les énergies renouvelables (en allemand, Erneuerbare Energien Gesetz ou EEG) instaurant des tarifs de rachat garantis sur 20 ans, le solaire allemand a connu une formidable expansion, qui s’est accélérée à la fin des années 2000.

De 1105 MegaWatts (MW) en 2004, la capacité de production installée pour le photovoltaïque est passée à plus de 24 000 MW aujourd’hui, selon les statistiques publiées par le ministère fédéral de l’Environnement, de la Protection de la nature et de la Sûreté nucléaire (doc .PDF). L’Allemagne produit aujourd’hui environ 4% de son électricité grâce au photovoltaïque.

Un développement sans commune mesure avec le reste des pays développés, qui se sont lancés dans la course plus tardivement : à elle seule, l’Allemagne représente plus de 30% de la capacité mondiale de production d’électricité d’origine photovoltaïque, d’après les chiffres de l’Association européenne de l’industrie photovoltaïque.

Des coûts de soutien à l’industrie qui explosent

Mais chaque médaille a son revers. En Allemagne, la machine s’est emballée. Les années 2010 et 2011 ont chacune vu l’installation de 7 500 MW de panneaux solaires, soit plus du double des objectifs gouvernementaux. « Il y a clairement eu, au départ, une mauvaise estimation de l’impact des subventions, plus précisément une sous-estimation de la rentabilité du déploiement des panneaux avec subventions», explique Matthieu Glachant, directeur du Centre d’économie industrielle des Mines ParisTech.

Conséquence directe : le coût du soutien à l’énergie solaire a explosé. Le poids de la contribution spécifique à l’EEG – c’est à dire le coût du soutien à l’ensemble des énergies renouvelables – dans le prix de l’électricité payé par les ménages allemands est ainsi passé de 5% en 2009 à 14% en 2011, selon le German Institute for Economic Research (doc .PDF).

Des chiffres diffusés par RWI (Rheinisch-westfälisches Institut für Wirtschaftsforschung), un institut de recherche pro-industrie, ont jeté de l’huile sur le feu. Selon l’institut, le coût cumulé du soutien au photovoltaïque (la différence entre les sommes payées au titre du tarif de rachat et la somme payée pour la même quantité d’électricité au prix du marché) aurait franchi la barre des 100 milliards d’euros en 2011. Très contesté par les instituts de recherche pro environnementaux, à l’instar du Wüppertal Institute, le chiffre, largement repris par les médias allemands et les opposants au solaire, n’en a pas moins fait mouche.

Le nécessaire réajustement des tarifs de rachat

Au niveau politique, le coût du «miracle solaire» est soudainement devenu un sujet de vives tensions entre le ministre de l’environnement Norbert Röttgen issu de la CDU (Parti chrétien démocrate) et ses alliés libéraux au sein de la coalition gouvernementale. Les deux camps sont finalement tombés d’accord et la coupe des subventions, assortie de baisses automatiques en cas de dépassement des objectifs fixés par le gouvernement, a étéentérinée par le Parlement jeudi 29 mars.

Pour Matthieu Glachant, si la potion était amère, elle n’en était pas moins nécessaire pour permettre un retour à un rythme de développement raisonnable. «Une fois que l’erreur d’estimation est commise, soit on persiste, soit on la corrige, et cela crée du désordre», explique-t-il. « Il y avait donc à choisir entre deux maux. Personnellement, je trouve que la décision de revoir nettement à la baisse les subventions a été une très bonne décision, mais bien sûr l’idéal aurait été de ne pas commettre l’erreur au départ ».

La concurrence des pays émergents pointée du doigt

Les industriels, eux, accusent le gouvernement de mettre en péril un secteur qui emploie selon les estimations entre 45 000 et 100 000 personnes dans le pays. Ils pointent du doigt une concurrence qui, selon eux, bénéficie de la politique des tarifs de rachat sans en payer le prix.

Dans leur ligne de mire : les fabricants des pays émergents, Chine en particulier. En quelques années, ceux-ci ont déployé des capacités de production d’équipements photovoltaïques bien supérieures à celles de l’Europe, avec des coûts de production plus faibles. « L’Allemagne a une capacité de production de 3 GW par an. La Chine à elle seule a une capacité de production de 30 GW par an», explique le professeur Eicke Weber, directeur du Fraunhofer Institute for Solar Energy. Or «dans ce marché, seul le système avec les prix les plus bas peut être compétitif, et l’industrie allemande a de grosses difficultés à l’être ».

Plusieurs fabricants de cellules et de panneaux allemands, dont Q-Cells, envisagent même de déposer une plainte pour dumping auprès des autorités européennes. En cause : les politiques de soutien à l’investissement avantageuses dont bénéficient les industriels chinois, notamment pour moderniser leur outil de production.

Pour Eicke Weber, il s’agit d’un élément-clé de leur compétitivité. «Le gouvernement chinois a mis à la disposition des investisseurs des crédits très conséquents avec des taux d’intérêt très bas. L’industrie allemande n’a pas pu suivre.» Et ce, alors même que les outils de production en question sont souvent fabriqués… en Allemagne. « Pour la fabrication des machines, l’Allemagne est clairement leader. Les fabricants allemands fournissent la moitié des équipements mondiaux. Mais nous n’avons pas les mêmes capacités d’investissement. C’est une question de taille et d’âge des lignes de production. »

Le chercheur souligne que le vieillissement de l’appareil de production n’est pas seulement le problème des fabricants. Le monde de la recherche aussi pourrait en pâtir. «Nous craignons que si les capacités de production s’en vont, garder la recherche ici ne soit plus aussi valorisé», résume le professeur Weber.

Innover pour sortir de la crise

Un argument de poids, car s’il est un point qui fait l’unanimité, c’est celui-ci : l’innovation représente la meilleure chance pour les entreprises allemandes du secteur de survivre à la crise. « Les panneaux solaires deviennent une commodité, et [leur production] migre vers les pays à bas coûts, les pays émergents en particulier. Il est difficile d’être compétitif sur des produits à bas coûts. La manière d’échapper à cette concurrence des prix est de se spécialiser d’une manière ou d’une autre sur un produit premium ou de niche», explique Matthias Fawer, directeur Investissement durable chez Sarasin et co-auteur du rapport de la banque sur le sujet.

Matthieu Glachant, qui s’est rendu en Chine en 2010 pour étudier le développement de l’industrie photovoltaïque chinoise (lire le rapport du Cerna : Innovation et transfert technologique à l’échelle internationale : le cas de l’industrie photovoltaïque chinoise), va plus loin. Selon lui, la fabrication de panneaux et de cellules photovoltaïque classiques, à base de Silicium, n’a pas forcément vocation à rester en Europe. «A mon avis, l’un des problèmes majeurs de Q-Cells est celui d’une mauvaise spécialisation», explique le chercheur. «Quand on regarde la répartition des profits, où sont les marges ? Sur l’amont (la production et la transformation du Silicium), sur les équipements de production et sur l’aval, l’installation des panneaux. La production de cellules et de panneaux se basant sur la technologie mature du Silicium cristallin, sur laquelle est majoritairement Q-Cells, sera à terme effectuée par des entreprises chinoises, à moins de délocaliser la production en Chine. Pour être compétitif, il faut mettre de l’argent dans la recherche, investir sur les prochaines générations technologiques.»

Pour l’instant, les experts du secteur s’accordent à dire qu’en termes d’innovation, l’avantage est toujours du côté de l’Allemagne, en pointe depuis des années sur le secteur. Mais tous rappellent aussi que les choses peuvent changer très vite.

S’ils veulent rester compétitifs, les fabricants allemands et européens doivent être capables de retrouver un rôle de précurseurs dans leur domaine. «D’une certaine manière on peut dire que les entreprises allemandes dans leur meilleur temps, lorsqu’elles étaient leaders sur leur marché, sont devenues un petit peu paresseuses », souligne Mathias Fawer, de la banque Sarasin. «Elles pensaient qu’elles étaient les meilleures, elles ne voyaient pas leurs concurrents chinois arriver si vite. Elles ont été prises par surprise par la rapidité avec laquelle les entreprises chinoises ont augmenté leur production, baissé leur prix…»

Le soutien de l’offre en question

Mais pour certains, la politique a aussi son rôle à jouer. «Soyons très clairs. La politique énergétique de l’Allemagne a créé un marché pour le photovoltaïque, pas une industrie», rappelle le professeur Eicke Weber. « Il n’y a jamais eu de soutien direct à l’industrie, seulement les incitations de marché fournies par les tarifs de rachat garantis. C’est une nouvelle étape que de dire : maintenant que le marché est créé, nous ne devons pas le laisser aux Chinois. »

Une étape que devrait, selon lui, franchir l’Allemagne. «Je pense que nous devrions créer des conditions de concurrence égales, [en soutenant l'investissement comme le font nos concurrents]. Nous avons franchi la première étape, aujourd’hui nous devons franchir la seconde, pour tirer profit du marché que nous avons créé».

Ce point ne fait pas l’unanimité. Pour Matthieu Glachant, une politique de soutien de l’offre est nécessaire, mais devrait se concentrer sur les efforts de recherche. « Il y a eu une erreur de raisonnement qui a été de penser que subventionner la demande en énergie renouvelable permettrait de créer une industrie nationale. Or si on vise cet objectif dans une économie ouverte, il faut une politique d’offre, subventionner la R&D. » Pour lui, soutenir l’investissement dans l’appareil productif est difficile à justifier, notamment vis-à-vis d’autres secteurs industriels en proie aux mêmes difficultés.

En outre, les règles de l’Union européenne n’autorisent guère les distorsions de concurrence. Malgré la situation actuelle, les experts se veulent optimistes : avec ses structures de recherche performantes, le secteur photovoltaïque allemand a encore beaucoup de cartes à jouer. « Pour le moment, il n’y a pas beaucoup d’innovation ou de recherches en cours car il n’y a plus d’argent à investir », concède Matthias Fawer, de la banque Sarasin. Mais une fois rétabli l’ajustement entre l’offre et la demande, « je suis sûr qu’il y aura un regain de confiance, un nouveau cycle d’innovation».

Comme beaucoup d’observateurs du secteur, Matthias Fawer veut souligner les points positifs que la crise ne doit pas faire oublier. Grâce à la baisse spectaculaire des coûts de production, le photovoltaïque est devenu compétitif par rapport à d’autres sources de génération d’électricité beaucoup plus vite qu’on ne le pensait. «Et je crois que c’est ce qui compte finalement », souligne Matthias Fawer. « Combien de GWh d’électricité d’origine photovoltaïque, d’origine éolienne, sont produits et à quel prix. Quant à l’industrie, ceux qui survivront seront plus forts que jamais. »

[Article publié sous CC - ParisTech Review ]

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France : Mise en ligne d’une demande d’informations en vue d’exploiter l’énergie hydrolienne

Vendredi 13 avril, le Ministre chargé de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique, Mr Eric BESSON, a annoncé la mise en ligne à compter d’hier, d’une demande d’informations en vue d’exploiter le potentiel français d’énergie des courants marins par les technologies d’hydroliennes.



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Alcimed : la Performance Environnementale est un enjeu majeur dans l’exploitation des gaz de schiste

La consommation énergétique globale augmentera de 40% entre 2009 et 2035 selon l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), passant d’une consommation de 12 150 millions de tonnes équivalent pétrole (tep) à 16 950 millions de tep. Dans le mix énergétique mondial, l’énergie qui gagnera le plus de parts de marché est le gaz au détriment du pétrole. Ainsi, la part de marché du gaz passera de 21% en 2009 à 25% en 2035.



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A quand le développement de la filière éolienne en France ?

En matière d’éolienne offshore, la France reste très en retard par apport à ses semblables européens, et aura vraisemblablement du mal à atteindre les objectifs qu’elle s’est fixés, et ce, au-delà des annonces faites sur l’éolien offshore la semaine passée.



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La Chine se lance officiellement dans les gaz de schiste

La Chine vient d’annoncer qu’elle se prépare à se lancer dans l’extraction commerciale de gaz de schiste, au travers de ses partenaires internationaux.



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L’Inde va se doter de 2 centrales solaires à concentration (250 MW)

L'Inde va se doter de 2 centrales solaires à concentration (250 MW)Le groupe indien Reliance Power a sélectionné la filiale du solaire d’Areva (“Areva Solar”) pour la construction en Inde d’une installation d’énergie solaire à concentration (CSP) de 250 MW, la plus grande d’Asie à ce jour.

Le projet s’inscrit dans le cadre du programme indien d’énergie renouvelable prévoyant d’accroître de 20.000 MW la capacité de production d’énergie solaire d’ici à 2022, ainsi qu’une économie annuelle d’émission de CO2 d’environ 557 000 tonnes par rapport à une centrale conventionnelle au charbon.

Dans l’Etat du Rajasthan, Areva construira 2 centrales CSP de 125 MW utilisant la technologie thermique solaire à concentration (CLFR) et fournira des services d’assistance au pilotage du projet. La première centrale du programme Reliance est en cours de construction et sa mise en service commerciale est prévue en 2013.

« Reliance Power est fier d’être l’un des chefs de file pour le développement des énergies propres en Inde. Cette annonce n’est qu’un début. Nous avons hâte de travailler avec Areva Solar et ainsi aider l’Inde à atteindre ses objectifs d’énergie propre grâce à ce type de projet » a déclaré JP Chalasani, Président de Reliance Power.

«Areva se réjouit de participer au programme de développement de l’énergie solaire en Inde et de soutenir l’ambition de Reliance dans les énergies propres. Nous apporterons toute notre expérience afin que l’Inde et Reliance en particulier deviennent des acteurs mondiaux de l’industrie solaire. Après notre succès dans l’éolien en mer en France, ce contrat conforte la stratégie d’Areva dans le domaine des énergies renouvelables » a indiqué pour sa part, Luc Oursel, Président du Directoire d’Areva.

Ce contrat fait suite à un autre remporté en Australie et qui concerne l’installation d’une unité solaire thermique à concentration de 44 MW, couplée à une centrale à charbon à Kogan Creek.

Par ailleurs, suite à un appel d’offres portant sur la construction d’une centrale solaire thermique de 250 MW dans le cadre de la première phase du programme australien Solar Flagships, le consortium auquel appartient Areva Solar a été retenu comme la meilleure offre. Enfin, aux Etats-Unis, Areva a annoncé récemment un partenariat avec Tucson Electric Power pour un projet d’ajout d’une centrale solaire dans l’Arizona.

Au total, Areva Solar a annoncé plus de 500 MW de projets CSP en service, en construction ou en développement.

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Le réseau des plates-formes bâtiment-énergie grenelle a été lancé

Hier matin, Philippe Pelletier, président du Plan Bâtiment Grenelle, entouré de François Loos, ancien ministre, président de l’ADEME, François Drouin, président directeur général d’Oséo et de Bertrand Delcambre, président du CSTB, donnaient le coup d’envoi d’un nouveau réseau : le réseau des Plates-formes Bâtiment-Energie Grenelle.



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Contraint, le Japon se tourne aussi vers l’énergie éolienne

Contraint, le Japon se tourne aussi vers l'énergie éolienneUn consortium comprenant Marubeni, l’Université de Tokyo, Mitsubishi, Mitsubishi Heavy Industries, IHI Marine-United, Mitsui Engineering & Shipbuilding, Nippon Steel, Hitachi, Furukawa Electric, Shimizu et Mizuho a décidé de participer à un projet expérimental de parc éolien flottant – en mer – parrainé par le Ministère nippon de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie.

Le projet expérimental sera composé de 3 éoliennes flottantes ainsi qu’une sous-station également flottante située près des côtes de Fukushima. La première étape du projet devrait commencer en 2012 avec l’installation d’une éolienne flottante de 2MW, reliée par un câble sous-marin de 66 kV à la sous-station. Dans un deuxième temps, 2 autres éoliennes d’une puissance unitaire de 7 MW seront ajoutées au réseau entre 2013 et 2015.

La préfecture de Fukushima s’attend à ce que ce type de projet de démonstration ouvre la voie à une nouvelle industrie dans les énergies renouvelables avec à la clé, de nombreux nouveaux emplois. Cette initiative inédite vise aussi au rétablissement de la région de Fukushima qui a du faire face en 2011 à un séisme de magnitude 9.0 au large de la côte Pacifique du Tohoku au Japon, puis au tsunami qui s’ensuivit, faisant plus de 20 000 morts.

Contraint, le Japon se tourne aussi vers l'énergie éolienne

Avec ce projet expérimental, la préfecture de Fukushima espère également développer une industrie éolienne à grande échelle. Le consortium indique également qu’il travaillera de concert avec l’industrie de la pêche locale afin d’aboutir à une commercialisation de ce type projet de parc éolien offshore.

Contraint, le Japon se tourne aussi vers l'énergie éolienne

Nous croyons que la création d’un modèle commercial de parc éolien à travers ce projet expérimental pourra conduire à la mise en place de grandes exploitations éoliennes flottantes à l’avenir” a affirmé le consortium dans un communiqué. “Profitant de l’expérience et des connaissances acquises par ce projet, l’activité pourrait être étendue à l’échelle mondiale et conduire ainsi à l’élaboration d’une nouvelle industrie d’exportation japonaise.”

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L’Italie réduit les incitations financières accordées aux énergies renouvelables

L’Italie va réduire les incitations financières accordées aux compagnies produisant des énergies renouvelables et aux investisseurs voulant placer de l’argent dans ce secteur.



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Axiosun et le CEA-Liten signent un accord de collaboration

Axiosun et le CEA-Liten signent un accord de collaborationUn accord de collaboration d’une durée de 3 ans a été signé entre la société Axiosun, filiale du groupe Sunpartner et le CEA-Liten dans le but de développer la 2ème génération de centrale solaire photovoltaïque à basse concentration – d’un facteur de concentration inférieur à 100 – au sol.

L’accord signé entend ainsi poursuivre l’accroissement de rendement de la solution Axiosun destinée aux pays à fort ensoleillement tout en procédant à une baisse des coûts. La nouvelle génération de centrale Axiosun vise en effet un coût du kWh produit de 20% inférieur à la solution actuelle.

Ce projet mettra en œuvre des technologies innovantes, très compétitives et couvrira plusieurs domaines liés à la solution Axiosun : cellules photovoltaïques, récepteurs optiques, structure de tracking, environnement thermique. Il mobilisera plusieurs équipes du CEA-Liten sur les sites de Grenoble, de l’INES à Chambéry et de son antenne à Cadarache.

« Tout en restant techniquement simple et robuste, la solution proposée par Axiosun est innovante et présente un réel avantage en termes de coût du kWh produit dans les pays à fort ensoleillement » a annoncé Pierre Joubert, responsable de l’antenne de la direction de la recherche technologique du CEA sur le site de Cadarache. Dans un premier temps, les deux parties collaboreront sur l’amélioration de la variation thermique des modules, les systèmes de miroirs, la qualification des chaines optiques et électriques ainsi que la mesure des performances des modules Axiosun et l’amélioration de leurs caractéristiques.

Axiosun et le CEA-Liten signent un accord de collaboration

«Nous poursuivons avec le CEA et l’INES un objectif commun consistant à développer des solutions photovoltaïques disruptives. Si le solaire photovoltaïque à basse concentration, dit LCPV (Low Concentrated-PhotoVoltaic) est une technologie encore peu développée, bien que connue depuis une vingtaine d’années, ses nouvelles performances et sa compétitivité lui promettent un rôle certain dans l’essor de l’énergie solaire. Axiosun commercialise ses centrales photovoltaïques sous forme de licence industrielle aux opérateurs d’énergie en quête d’une solution locale, évolutive, à faible coût et à haut rendement » a expliqué Philippe Monteillier, directeur général d’Axiosun.

Une nouvelle étape

Ce partenariat avec le CEA permet à Axiosun de franchir une nouvelle étape décisive mais aussi de confirmer la forte capacité d’innovation du groupe Sunpartner comme le précise Ludovic Deblois, son président et fondateur : « mobiliser des partenariats stratégiques pour renforcer notre capacité d’innovation demeure au cœur de la stratégie de Sunpartner et ses filiales. Nous sommes très satisfaits de l’accord entre Axiosun et le CEA, reconnu au niveau international, qui permettra à notre société de s’imposer sur le marché des centrales au sol dans les pays à fort ensoleillement.»

En misant sur la basse concentration (LCPV) plutôt que sur la haute concentration (HCPV), Axiosun a privilégié la fiabilité des composants utilisés, tant au niveau des cellules que des miroirs paraboliques, ainsi que la robustesse et les possibilités d’assemblage offerts par les procédés de fabrication.

La technologie PV à basse concentration
?

Il s’agit de concentrer les rayons solaires à l’aide de miroirs concaves afin d’augmenter l’intensité lumineuse et d’obtenir ainsi un haut rendement énergétique. Ainsi, plus il y a de lumière, plus il se produit de courant électrique. Axiosun est aujourd’hui le seul intervenant français sur le domaine de la « basse concentration ». Les modules photovoltaïques développés par Axiosun ont un pouvoir de concentration de 12 soleils, c’est-à-dire que par rapport à un module photovoltaïque traditionnel, il faut 12 fois moins de cellules photovoltaïques pour produire la même quantité d’électricité.

Perspectives

Dans trois ans, les systèmes à basse et moyenne concentration pourraient remplacer les panneaux solaires classiques sur le marché des centrales au sol dans les pays à fort ensoleillement grâce à un coût du kWh jusqu’à 40% plus faible. En effet, la solution Axiosun a plusieurs atouts : un faible coût de production d’électricité (LCOE), un système évolutif permettant de réaliser une augmentation de la puissance installée au cours de la vie du produit et enfin un modèle axé sur une fabrication locale grâce à des investissements faibles (jusque dix fois moins par rapport à l’industrie classique).

A propos d’Axiosun

Fondée en 2009, Axiosun, filiale du groupe Sunpartner, a pour vocation de fournir des systèmes à concentration.

Cette technologie consiste à installer un dispositif concentrateur entre le soleil et la cellule photovoltaïque permettant d’utiliser des cellules beaucoup plus petites dont le rendement est supérieur à celui d’une cellule classique soumise à concentration.

Dite «basse concentration», cette technologie présente l’avantage de produire une énergie verte compétitive avec les énergies traditionnelles et moins chère que les autres technologies solaires, en faisant une solution parfaitement adaptée pour les pays à fort ensoleillement. Après avoir installé la première centrale photovoltaïque basse concentration française en juillet 2011 à Saint-Cannat (Bouches-du-Rhône) et une centrale à Marrakech (Maroc), la PME française poursuit son développement avec la signature d’un accord de collaboration avec le CEA-Liten. Sa solution Axiosun a d’ailleurs été saluée par un premier prix Classexport. Les perspectives de développement permettent de prévoir 100 MW de génération Axiosun installés dans le monde en 2016. Axiosun emploie aujourd’hui 10 personnes.

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