Archives: May 2013

Solaire thermodynamique : SolarEuromed gagne l’appel d’offres jordanien

Solaire thermodynamique : SolarEuromed gagne l'appel d'offres jordanienSOLAR Euromed, une entreprise française spécialisée dans le solaire thermodynamique à concentration a annoncé hier avoir été sélectionnée par le NERC** du Royaume de Jordanie, l’équivalent du CNRS français, pour la réalisation d’une centrale solaire thermodynamique à concentration (CSP) et d’un laboratoire de recherche.

Cette opération a été réalisée suite à une procédure d’appel d’offres international à laquelle plusieurs fournisseurs de technologie solaire thermodynamique – notamment allemands – ont répondu.

Ce projet pilote cofinancé par l’Union Européenne constitue un premier jalon pour le développement de la technologie solaire thermodynamique sur le sol jordanien.

Traversant une crise énergétique causée en partie par l’arrêt des exportations de gaz Egyptien, le NERC a identifié la technologie Solaire thermodynamique à concentration comme indispensable au développement du secteur énergétique Jordanien. Validant cette orientation, la Banque Mondiale a accepté de financer 70 ME sur les 600 ME d’un futur projet de centrale CSP de 100 MW en Jordanie.

Solaire thermodynamique : SolarEuromed gagne l'appel d'offres jordanien

[ Le site d'implantation d'Al Fujeij ]

Pour Solar Euromed, l’adjudication de cette offre va placer la France au premier plan de la technologie CSP dans ce pays disposant d’un des potentiels solaires les plus important au monde.

** NERC : National Energy Research Council

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Un poste flottant, autoélévateur, au parc éolien offshore Global Tech I

Un poste flottant, autoélévateur, au parc éolien offshore Global Tech ILe consortium constitué d’Alstom Grid et de Keppel Verolme a annoncé la livraison d’un poste offshore destiné au parc éolien allemand Global Tech I, en Mer du Nord.

C’est la première fois qu’une plate-forme flottante de ce type est déployée par Keppel Verolme pour un parc éolien offshore en Allemagne, avec une méthode d’installation autonome unique, basée sur la technologie MOAB (Mobile Offshore Application Barge) d’Overdick.

Le parc éolien offshore Global Tech I – actuellement en construction – se situe en Mer du Nord, à environ 180 km de Bremerhaven et 138 km au nord-ouest d’Emden. Il comporte 80 turbines délivrant chacune 5 MW. Le poste électrique d’Alstom a pour objectif de relier les turbines au point de connexion du réseau.

Le poste flottant autoélévateur bénéficie d’une conception unique qui évite l’utilisation de lourds navires-grues pendant la phase d’installation et de transport. Une technique de succion[1] permet en effet d’établir les fondations sur les fonds marins, réduisant de fait la pollution sonore et augmentant notablement la sûreté pour l’environnement immédiat. Par ailleurs, le poste installé est totalement autonome pour protéger les équipements électriques des conditions inhérentes à l’environnement maritime. Au terme de son cycle de vie, la plate-forme peut être entièrement démontée.

Un poste flottant, autoélévateur, au parc éolien offshore Global Tech I

Selon Alstom, cette plate-forme inédite ouvre la voie à un renouvellement de technologies existantes, déjà courantes dans le secteur pétrolier et gazier. “Ce concept pourrait devenir un standard pour le secteur éolien offshore” a expliqué Florian Zschoge, chef de projet d’Alstom Grid. “Il offre une très grande souplesse d’installation et permet de réduire les coûts de transport et de mise en œuvre du poste, puisqu’il permet de faire l’économie des navires-grues auparavant nécessaires pour ce type d’opération.”

L’exploitation commerciale du parc éolien doit débuter fin 2013 et, une fois achevé, le parc pourra produire 1,4 milliard kWh par an, ce qui correspond à la consommation d’environ 445 000 foyers.

En février 2013, Alstom a remporté son premier contrat offshore HVDC – le projet Dolwin 3- auprès de TenneT, qui sera équipé de la technologie VSC (convertisseur en source de tension) pour acheminer l’énergie produite en mer au réseau continental.

[1] La méthode de succion remplace la technologie des piles traditionnelles qui est un dispositif mécanique plus préjudiciable à l’environnement sous-marin compte-tenu des pressions utilisées pour la construction des piles.

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Les voitures hybrides plébiscitées par les français

Selon le tout nouveau rapport d’AVERE France, le marché automobile électrique confirme sa croissance et enregistre une progression des ventes de véhicules particuliers de 138% et des véhicules utilitaires de 54% sur avril 2013.



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Québec : attribution de 800 MW de nouveaux projets éoliens

Québec : attribution de 800 MW de nouveaux projets éoliensLe chef de la province du Québec, Pauline Marois, a annoncé la semaine dernière que son gouvernement avait décidé de poursuivre le développement de la filière éolienne au Québec avec l’attribution de 800 MW pour de nouveaux projets.

Le gouvernement croit en l’avenir de la filière éolienne au Québec. Ce bloc générera près de 2 milliards de dollars d’investissements. Il permettra aussi de maintenir plusieurs centaines d’emplois manufacturiers en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et au Bas Saint Laurent, et ce, pour plusieurs années“, a indiqué la première ministre fraîchement élue en 2012.

Ce bloc de 800 MW se répartit en quatre volets : un premier 150 MW pour un projet du regroupement Mi’gmawei Mawiomi, soit les trois communautés de Listuguj, Gesgapegiag et Gespeg, un bloc de 300 MW octroyé par appel d’offres pour des projets dans les régions de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent, 200 MW pour Hydro-Québec Production et, finalement, 150 MW attribués par appel d’offres pour des projets dans l’ensemble du Québec.

Les appels d’offres viseront des projets initiés par des communautés locales ou des coopératives, en partenariat avec des développeurs privés.

Dans ces régions, la filière éolienne assure une activité manufacturière dynamique. Au Québec, plus de 150 entreprises fournissent des services ou des composantes d’éoliennes et génèrent plus de 2.000 emplois directs. Actuellement, le Québec est le deuxième plus grand producteur d’énergie éolienne au Canada, après l’Ontario, avec 1 716,2 MW implantés, soit plus de 26 % du total de la puissance installée au Canada.

Nous maintiendrons à long terme l’industrie manufacturière et ses 800 emplois pour le développement économique de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent en particulier. L’éolien et l’hydroélectricité, c’est la meilleure complémentarité possible d’énergie verte. Le Québec veut se donner une vision à long terme pour l’éolien dans sa future politique énergétique“, a souligné la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet.

Grâce à cette nouvelle attribution de 800 MW, le gouvernement confirme son engagement et son soutien envers l’industrie éolienne. De plus, il s’assurera que le secteur industriel demeure fort à long terme et, à cet égard, l’horizon 2024 est déterminant. En effet, à partir de 2025, le renouvellement du parc éolien actuel va débuter“, a conclu Pauline Marois.

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Panneaux solaires : la Chine bientôt taxée ‘temporairement’ à 47%

Panneaux solaires : la Chine bientôt taxée 'temporairement' à 47%Pekin vient de lancer une enquête sur les pratiques d’importation des produits solaires de l’Union européenne, une réponse à cette dernière qui a décidé de taxer ‘temporairement’ mais lourdement, les importations de panneaux solaires chinois.

La Commission Européenne veut taxer ‘temporairement‘ les importations de panneaux solaires chinois à hauteur de 47 % en moyenne. Cette mesure sera soumise aux députés européens qui devraient la voter d’ici la fin du mois.

En 2011, la Chine a exporté pour 21 milliards d’euros de panneaux solaires ou de composants photovoltaïques en Europe, soit 80% de la production chinoise du secteur !

L’industrie solaire européenne est un leader mondial en matière de technologie et de nouvelles innovations. Si la Commission européenne agit maintenant contre le dumping illégal des fabricants solaires chinois, cette industrie pourra survivre et prospérer. Si l’UE n’agit pas, l’UE ProSun prédit un monopole solaire chinois avec des conséquences désastreuses pour les fabricants, fournisseurs et clients européens“, a déclaré Milan Nitzschke, président de l’association EU ProSun.

L’industrie solaire est très sensible à l’évolution des prix. Les entreprises du secteur solaire ont d’ores et déjà dû s’adapter dans le passéà des tarifs d’achat en baisse constante. Si les prix augmentent artificiellement du fait des taxes punitives, le marché solaire européen serait tout simplement à l’arrêt, ce qui aurait des effets catastrophiques sur les emplois verts“, a dénoncé de son côté le PDG de la société belge Cleantec Trade, Wouter Vermeersch.

Pour l’AFASE, une association spécialement créée pour répondre aux risques de protectionnisme des produits de l’énergie solaire et qui regroupe des entreprises de l’industrie photovoltaïque européenne, des mesures provisoires porteraient gravement atteinte au marché solaire européen : “La Commission européenne devrait comprendre que la valeur ajoutée se situe en amont et en aval de la production de panneaux solaires. Imposer des droits provisoires sur les panneaux solaires importés de Chine irait à l’encontre de l’intérêt commun de l’Union et contredirait clairement les ambitions européennes de bâtir une économie verte et à haute valeur ajoutée.

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L’Autriche va développer 150 MW de nouvelles capacités éoliennes

L'Autriche va développer de nouvelles capacités éoliennes (150 MW)La Banque européenne d’investissement (BEI) a annoncé avoir accordé un prêt de plus de 140 millions d’euros pour financer des parcs éoliens en Basse-Autriche, avec le déblocage initial d’une première tranche qui porte sur 28 millions d’euros.

Des parcs éoliens, d’une capacité totale de 150 MW, devraient voir le jour dans plusieurs communes telles que Bad Deutsch-Altenburg, Petronell Carnuntum, Höflein, Rohrau, Bruck an der Leitha, Hof et Seibersdorf en Basse­Autriche.

En tant que promoteur du projet, ‘Energiepark Bruck an der Leitha’ (une entreprise spécialisée dans les énergies renouvelables) assurera la construction et l’exploitation des installations, tandis que le fabricant Enercon fournira les turbines des premiers parcs éoliens.

Avec ce projet, l’Autriche entend poursuivre le développement des énergies renouvelables, en vue de la réalisation de ses objectifs et notamment, de porter à 34% la part des énergies renouvelables d’ici à 2020 dans sa consommation finale brut d’énergie.

L’Autriche ne cesse de développer ses capacités dans le domaine des énergies renouvelables. La transition vers une production d’énergie durable se concrétise aussi grâce à l’engagement d’entreprises expérimentées, qu’elles soient des PME ou des grandes entreprises. Il convient également d’apprécier la contribution importante des banques autrichiennes, qui s’imposent comme des partenaires financiers fiables” a déclaré Wilhelm Molterer, vice­-président de la BEI, à l’occasion de la signature du contrat.

En tant que banque, nous sommes conscients de notre responsabilité dans ce domaine. Le tournant énergétique doit bien être financé. Pour les années à venir, les besoins de financement dans ce domaine sont considérables. Dans le seul secteur éolien, l’Autriche doit porter ses capacités de production à 3 000 MW d’ici à 2020, contre 1 400 MW aujourd’hui. Des ressources financières sont nécessaires pour ce faire et nous sommes prêts à intervenir dans cette optique” a ajouté Thomas Uher, porte-parole du directoire d’Erste Bank.

Depuis 2011, la Banque européenne d’investissement indique avoir accordéà l’Autriche 500 millions d’euros destinés à financer exclusivement des projets éoliens.

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L’éolienne Haliade 150 d’Alstom obtient sa certification de puissance

L'éolienne Haliade 150 d'Alstom obtient sa certification de puissanceAlstom a annoncé avoir obtenu la certification de mesure des performances de puissance (courbe de puissance) de l’IEC** pour sa nouvelle éolienne offshore Haliade 150 – 6MW.

Selon l’industriel français, la courbe de puissance qui détermine la production d’électricité de l’éolienne en fonction de la vitesse moyenne du vent a été atteinte après trois mois de mesures des performances sur le site du Carnet, dans les Pays de la Loire. Cette étape majeure du processus de certification fait suite à la mise en service réussie de la turbine de 6 MW.

Les tests onshore réalisés sur la première Haliade 150 depuis mars 2012 ont permis de vérifier que la courbe de puissance correspondait bien aux spécifications techniques et qu’elle était parfaitement conforme aux modèles de conception de l’éolienne Haliade 150 – 6MW.

La phase suivante concernant l’éolienne installée à terre sur le site du Carnet sera dédiée à des missions spécifiques ainsi qu’à des essais étendus en matière de diagnostic, de fiabilité et de maintenance des principaux composants de l’éolienne, à savoir le générateur, le pas, le convertisseur et le «yaw ».

Après la certification de l’éolienne, le site du Carnet se consacrera aux essais complémentaires d’amélioration des performances, ainsi qu’à plusieurs actions de formation.

Nous sommes extrêmement fiers d’avoir franchi aussi rapidement cette étape clé du processus de certification de notre machine et la certification de la courbe de puissance confirme que notre éolienne possède la capacité suffisante pour atteindre le niveau de performances attendu“, a déclaré Frederic Hendrick, vice-président d’Alstom Wind Offshore.

L’année dernière, l’activité au Carnet a été considérable, en matière de mesures et d’essais. Ces travaux se sont concentrés sur la validation des caractéristiques et de la performance de l’éolienne Haliade 150, conformément aux protocoles internes d’Alstom et aux principaux standards internationaux“, a précisé Jordi Puigcorbé, vice-président d’Alstom Wind Innovation.

** IEC : Commission électrotechnique internationale (CEI).

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Un avion solaire réussit son premier vol de San Francisco à Phoenix

Un avion solaire alimenté par 12 000 cellules solaires situées sur ses ailes a réussi son premier vol de San Francisco à Phoenix aux Etats-Unis en un peu plus de 18 heures.



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Europe : le marché photovoltaïque a fortement décéléré en 2012

Année 2012 : un marché photovoltaïque en phase de décélérationSelon EurObserv’ER, la puissance nouvellement connectée en Europe s’établit en 2012 à 16,5 GWc contre 22 GWc en 2011, soit une baisse de 25 %. Dans le monde, le niveau du marché est globalement resté stable (30 GWc installés), maintenu par la montée en puissance des marchés américain et asiatique.

On assiste à un glissement du marché mondial vers les marchés asiatique et américain (…) En prenant un peu de recul, on peut penser que la croissance du marché européen ne s’est pas faite dans les meilleures conditions” a indiqué l’association européenne de promotion des énergies renouvelables.

Ainsi, ces trois dernières années, le moteur de la croissance a été en grande partie porté par des investissements spéculatifs profitant du décalage persistant entre les niveaux de rémunération garantis et la baisse très rapide des coûts de production.

Par ailleurs, la pilule reste amère pour certains gouvernements qui cherchent aujourd’hui à alléger la facture en mettant en place des taxes sur la production d’électricité ou en cherchant à modifier les lois de manière rétroactive : “la République tchèque (taxe rétroactive sur les investissements), la Bulgarie (taxe d’accès au réseau), la Grèce (taxe sur les recettes), la région flamande en Belgique (tarif d’accès rétroactif pour l’accès au réseau) et l’Espagne (taxe sur les revenus de tous les producteurs d’électricité) en sont des exemples.”

D’après EurObserv’ER, la puissance nouvellement connectée dans l’Union européenne devrait atteindre 16.520 MWc en 2012, soit une baisse de 25 % par rapport à la puissance connectée en 2011. La puissance cumulée du parc de l’Union européenne s’établit désormais à 68.647 MWc fin 2012, ce qui porte la puissance photovoltaïque par habitant à 136,3 Wc. Cette puissance additionnelle se traduit logiquement par une augmentation de la production d’électricité solaire, qui atteint 68,1 TWh en 2012 (+50,1 % par rapport à 2011). Son niveau de production a même été multiplié par trois par rapport à 2010.

Le solaire représente désormais plus de 2% de l’électricité consommée dans l’Union européenne.

La puissance PV par habitant dans l’Union européenne (UE) s’établit à 136,3 Wc par habitant. Les trois premiers pays de l’Union sont l’Allemagne (399,5 Wc/hab), l’Italie (269,0 Wc/hab), et la Belgique (240,0 Wc/hab). La République tchèque, la Grèce et la Bulgarie affichent également une puissance PV par habitant relativement élevée.

Année 2012 : un marché photovoltaïque en phase de décélération

Focus sur les prix

Le prix de marché des modules a continué sa folle descente, comme le montre l’indice des prix des modules publié dans le numéro de février du magazine Photon International. Sur le marché spot allemand, le prix moyen des modules polycristallins était négocié en moyenne en janvier 2013 à 54 c€ le watt, soit une baisse de 33,3 % sur les 12 derniers mois, celui des modules monocristallins à 60 c€ le watt (- 25,9 % sur un an). Sur cette même période, les modules CdTe (tellurure de cadmium) ont baissé de 25,4 %, à 50 c€ par watt, et les modules au silicium amorphe se négociaient à 36 c€ le watt, soit une baisse de 48,7 % .

L’indice des prix du marché allemand montre également que les modules fabriqués en Europe, aux États-Unis et au Japon se négocient à un prix beaucoup plus élevé, soit 65 c€ le watt pour les modules “made in Europe” et “made in USA”, et même 80 c€ pour les modules “made in Japan”.

Cette différence de prix illustre très clairement la guerre des prix qui oppose les fabricants de modules chinois aux fabricants européens, et explique la situation dans laquelle se trouve l’industrie européenne. Les acteurs européens, américains et japonais sont encore capables de vendre plus cher leurs modules grâce à leur renommée mais avec des niveaux de production bien inférieurs et des pertes constantes de part de marché.

Selon GTM Research, la différence de prix serait encore plus importante entre les modules premium chinois et occidentaux. S’appuyant sur les données mensuelles des prix des modules de Solar Server, la différence de prix sur ce type de module serait de 47 % en janvier 2013, contre 16 % en janvier 2011.

La grande question est de savoir si ces prix diminueront encore et de combien. La plupart des analystes pensent que oui, mais avec des baisses moins importantes.

Selon le “Global PV Competitive Intelligence Tracker” de GTM Research, les coûts de production des modules “best in class” (premium) des marques chinoises renommées (telles que JinkoSolar, Yingli Solar, Trina Solar, Renesola) ont diminué de plus de 50 % entre 2009 et 2012, passant de 1,29 $/W (1 €/W) à 0,59 $/W (0,46 €/W).

Ce cabinet de consultant estime qu’il y a encore possibilité de réduire ces coûts, même si la baisse devrait ralentir dans les prochaines années. Ils pourraient même atteindre 0,42 $/W (à 0,33 €/W) en 2015, grâce à de nouvelles innovations dans les techniques de sciage, la production de wafers plus fins, et des colles conductrices.

>>> Le baromètre 2012 d’EurObserv’ER sur la filière photovoltaïque est téléchargeable ici (.pdf)

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Le photovoltaïque pour les nuls [ partie 3 ]

Le photovoltaïque pour les nuls [ partie 3 ]La France s’est donnée pour objectif de porter la part d’énergie renouvelable à 23% de la consommation finale d’énergie d’ici 2020 (+20 Mtep par rapport à 2005), et à plus long terme (2050), de diviser par 4 ses émissions de gaz à effet de serre.

Le photovoltaïque est une composante incontournable des politiques énergétiques. La filière progresse régulièrement et rapidement en termes d’efficacité et de baisse des coûts. En France, l’électricité photovoltaïque atteindra la compétitivitééconomique dans les prochaines années.

Le soutien à la filière, notamment via les investissements d’avenir, revêt donc un enjeu stratégique en termes d’approvisionnement énergétique, de développement industriel, d’emplois, de compétitivité et de lutte contre le changement climatique.

Le développement du photovoltaïque doit cependant tenir compte de contraintes environnementales telles que l’occupation des sols. Les panneaux doivent prioritairement être installés sur des espaces non utilisés tels que les grandes toitures (entrepôts, bâtiments commerciaux) et l’implantation de centrales au sol doit respecter des critères environnementaux stricts.

>> Le photovoltaïque pour les nuls [ partie 2 ]


Inconvénients

Caractère fluctuant de la production photovoltaïque et impact sur le réseau

La quantité d’électricité produite par un système photovoltaïque fluctue au cours de la journée. Or, dans tout système électrique, la production et la consommation d’électricité doivent à tout moment être équivalentes pour ne pas déséquilibrer le réseau. Le gestionnaire de réseau doit donc anticiper et compenser ces variations pour assurer l’équilibre. Le développement des réseaux intelligents (permettant notamment un meilleur pilotage de la consommation), des interconnexions et des solutions de stockage permettra à terme d’assurer plus facilement l’équilibrage en temps réel de la demande et de la production importante des énergies fluctuantes telles que le PV.

Les outils de prévision sont également de plus en plus fiables.

Actuellement, en cas d’implantation forte des systèmes PV dans les zones rurales, les fluctuations peuvent avoir un impact sur le « plan de tension [22]» assuré par le gestionnaire du réseau de distribution, en générant des surtensions ou des baisses de tension temporaires. Les fabricants d’onduleurs travaillent actuellement sur des solutions pilotables par le gestionnaire de réseau permettant de résoudre en partie ce problème, en faisant participer les installations photovoltaïques au maintien du plan de tension.

Malgré son caractère fluctuant, le PV pourrait contribuer à niveler le pic secondaire de demande diurne observé habituellement (pointe de mi-journée). En effet, dans beaucoup de cas, l’électricité produite par un système PV installé sur le toit d’un bâtiment pourrait être consommée localement, par exemple lorsque l’air conditionné fonctionne pleinement à midi en été. Cette consommation d’électricité sur le lieu de production pourra être augmentée grâce à des dispositifs de stockage, qui font actuellement l’objet de nombreux développements.

L’occupation des sols des centrales au sol

Pour être rentables, les centrales photovoltaïques au sol nécessitent une certaine surface, ce qui peut entraîner des conflits d’usage avec des terres agricoles ou forestières.

Par exemple, le déboisement d’une forêt, lieu de stockage du CO2, pour un projet de centrale solaire au sol pourra avoir un impact négatif en termes de bilan carbone. Afin de prévenir ces conflits, le choix d’implantation doit se porter en priorité sur des surfaces non forestières et impropres à l’agriculture (friches industrielles, anciennes carrières, sites présentant une pollution antérieure, zones industrielles ou artisanales…). Les projets de centrales photovoltaïques peuvent, par ailleurs, intégrer une mixité des usages. Ainsi, certaines sites de productions animales (élevage extensif de volailles, d’ovins ou de caprins) et végétales (cultures maraîchères, production de fourrage…) sont compatibles avec les centrales photovoltaïques au sol.

Une technologie encore trop coûteuse

Le coût de production de l’électricité photovoltaïque reste largement supérieur au coût de production de l’électricité provenant des filières conventionnelles. Mais le prix des systèmes PV baisse continûment avec une accélération ces dernières années, grâce à la réduction des coûts de production des divers composants, aux économies d’échelle [23], au retour d’expérience, et à l’innovation. A l’inverse, les coûts de production de l’électricité provenant des filières conventionnelles augmentent de manière régulière. Dans ce contexte, le coût de production de l’électricité photovoltaïque devrait être comparable au prix de gros de l’électricité autour de 2030 et devrait être inférieur au prix de vente entre 2015 et 2020 selon les marchés [24].

Des précautions à prendre

Le mode de pose des systèmes PV en toiture peut entraîner l’échauffement des modules et donc une baisse de leur rendement électrique. Une bonne conception maximisant la ventilation naturelle, notamment en sous face, ou encore l’utilisation de capteurs solaires hybrides photovoltaïques thermiques, en développement, sont des solutions envisageables. De façon générale, la pose des systèmes nécessite une meilleure coordination des différents corps de métier (isolation, couverture, électricité) et le recours à des professionnels bien formés, notamment les professionnels bénéficiant de la mention «Reconnu Grenelle Environnement».

Une industrie responsable de certains impacts environnementaux

A l’instar du secteur de la microélectronique, l’industrie du photovoltaïque requiert l’utilisation de gaz et de produits chimiques pour la fabrication des cellules photovoltaïques et génère un certain nombre de déchets de fabrication, malgré des améliorations des procédés.

L’étape de purification du silicium, réalisée principalement par voie chimique, fait notamment l’objet de travaux de recherche afin de la remplacer par des procédés physiques à faibles impacts environnementaux. D’autres actions visent à récupérer le silicium présent dans les boues de sciage après l’opération de fabrication des plaquettes, ou bien encore à recycler les bains chimiques utilisés dans certaines technologies couches minces.

Notes :

22 – Sur un réseau électrique, chaque point de consommation a pour effet de faire baisser le niveau de tension localement. Pour garantir que la tension reste en tout point du réseau dans un intervalle de +/- 10% par rapport à sa valeur nominale, le gestionnaire du réseau de distribution a donc mis en place un « plan de tension ». Or, les générateurs PV présents sur les réseaux de distribution peuvent induire des sur-tensions locales qui n’étaient pas prévues dans le plan de tension.
23 – Depuis 1976, les prix baissent de 20% à chaque fois que la capacité installée double au niveau mondial. Le prix de gros des modules photovoltaïques en technologies silicium cristallin et couches minces a encore marqué une baisse importante allant de 35% à 45%, entre fin 2010 et fin 2011, selon la technologie et le pays de fabrication. Cette baisse régulière des prix et l’évolution à la hausse du prix de marché de gros de l’électricité permettent d’envisager une électricité photovoltaïque produite à un coût inférieur au prix de vente résidentiel avant 2020 en France (dès 2015 dans les régions très ensoleillées et marquées par un prix de l’électricitéélevé).
24 – Solar Generation 6, EPIA, 2011

[ Src - AVIS de l'ADEME ]

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