Archives: May 2013

Lansing (USA) se dote d’un abri solaire pour “stationnement énergétique”

Lansing (USA) se dote d'un abri solaire pour La ville de Lansing dans le Michigan a célèbré le Jour de la terre en installant au marché municipal un abri solaire pour «stationnement énergétique » de 5 kW, fonctionnant en tant qu’appareillage de recharge de véhicules électriques, délivré par la société italienne Giulio Barbieri en collaboration avec son partenaire canadien Renewz.

Ce projet de station de recharge de VE (véhicules électriques) a été développé par Renewz avec des bornes de recharge fournies par Eaton, des panneaux solaires de Silfab Americas, un éclairage LED et des signalisations visibles placées en hauteur et sur les côtés. La structure modulaire en aluminium du système de l’abri est conçue pour être totalement étanche et parfaitement conforme aux normes en matière de vent, de neige et de séisme. Son installation est rapide, évitant le creusage (coûteux et invasif) de tranchées pour les fondations, grâce à sa conception par lestage.

Lansing (USA) se dote d'un abri solaire pour

La station de recharge pour VE alimentée à l’énergie solaire est destinée à générer suffisamment d’énergie renouvelable pour recharger la flotte du Lansing Board of Water and Light – le service d’alimentation municipal qui fournit de l’eau et de l’électricité aux habitants de la ville de Lansing depuis 25 ans. Elle réduira les émissions de gaz à effet de serre de Lansing à hauteur de plus de 115 tonnes et permettra plus de 482.800 km de conduite ‘verte’.

Nous nous engageons à aider les villes à travers les États-Unis d’Amérique à réaliser le rêve d’avenir écologique des citoyens” a affirmé Mr. Peress, PDG de renewz. “Bâti en plein cœur de la ville où sera prochainement assemblée le véhicule électrique hybride Cadillac ELR, cet abri a été construit en seulement quelques jours. Cela démontre clairement comment les municipalités peuvent durablement alimenter leur flotte à l’énergie verte“.

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Achèvement des travaux des 42 centrales photovoltaïques dans 38 lycées

Achèvement des travaux des 42 centrales photovoltaïques pour 38 lycéesLa société toulousaine Solvéo énergie sélectionnée par la Région Midi-Pyrénées dans le cadre d’un ambitieux programme d’installation de centrales photovoltaïques pour 64 lycées, a annoncé la finalisation de 42 centrales.

Ce programme enclenché en août 2012 constitue un chantier unique en France.

Solvéo énergie a ainsi réalisé des travaux dans les établissements de 4 départements de la Région Midi-Pyrénées pour une superficie totale de 29.403 m2 de panneaux photovoltaïques dans 38 lycées dont :

- 4 950 m2 dans 7 lycées d’Ariège ;

- 4 080 m2 dans 6 lycées du Gers ;

- 9 983 m2 dans 15 lycées de Haute-Garonne ;

- 5 440 m2 dans 8 lycées des Hautes-Pyrénées.

Avec près de 65.000 m2 de panneaux photovoltaïques sur leurs toits, ces centrales comptabilisent une production totale de 6.721 MWh/an, ce qui permet d’éviter le rejet de 4.000 tonnes de CO2 par an (soit 80.000 tonnes de sur 20 ans) ; Par ailleurs, il a génèré des emplois directs et indirects : ce projet a en effet mobilisé 40 salariés des filiales du groupe Solvéo.

La Région Midi-Pyrénées affiche sa volonté de devenir l’un des territoires en pointe dans le déploiement des énergies renouvelables en France. En 2011, la Région Midi-Pyrénées a engagé un Plan Midi-Pyrénées Energies à hauteur de 300 ME d’investissements directs en faveur du développement durable sur 10 ans, qui a pour but de générer plus de 3 milliards d’euros et le maintien ou la création d’au moins 2.500 emplois par an.

Concernant les lycées, la Région s’est donné l’objectif de réduire de 30% leurs consommations d’énergie à l’horizon 2020. Lors de la récente présentation du lycée de Villefranche-de-Lauragais, le président de la Région, Martin Malvy, a annoncé que les prochains lycées construits par la Région seront àénergie positive. Dans le cadre de ce plan Midi-Pyrénées Energies, la rénovation énergétique de 70.000 logements de Midi-Pyrénées est également prévue

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Financer la transition énergétique grâce au TESEN

Le WWF France vient de proposer la création d’un fonds indépendant, le « TESEN » (Fonds pour la Transition énergétique et une Sortie Equitable du Nucléaire) permettant le financement de la transition énergétique.



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Le rapport sur les énergies marines renouvelables a été publié

Le rapport sur les perspectives de développement des énergies marines renouvelables, fruit d’une mission conjointe du Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable et du Conseil Général de l’Économie, de l’Industrie, de l’Énergie et des Technologies, a été présenté le 15 Avril dernier au débat national sur la transition énergétique.



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L’avion solaire HB-SIA débute son périple “Across America”

Le Solar Impulse débute son périple américainL’avion solaire suisse Solar Impulse, avec à son bord Bertrand Piccard, a quitté la ville de San Francisco le 3 mai dernier pour rejoindre Phoenix (Arizona), la première ville étape de la mission Across America.

C’est la première fois qu’un avion solaire capable de voler jour et nuit sans carburant, traversera les États-Unis. Cette mission est aussi l’occasion de lancer une initiative baptisée « Clean Génération » qui souhaite rassembler les citoyens du monde entier autour de l’adoption des “technologies propres“.

L’objectif de ce vol effectué avec un avion solaire sera de démontrer le potentiel des “technologies propres” en termes d’efficacitéénergétique et de production d’énergie renouvelable.

L’initiative «Clean Génération» soutenue par des personnes clairement identifiées, parmi lesquelles on trouve James Cameron, Buzz Aldrin, Al Gore, Richard Branson, Elie Wiesel et Erik Lindbergh, vise également à persuader les gouvernements, les entreprises et les décideurs de s’engager en faveur des “technologies propres” et des solutions énergétiques durables.

Aussi, les noms** de tous ceux qui souhaiteront se joindre à ce mouvement seront transportés à bord de l’avion de manière symbolique : “à chaque escale de la mission, de nouveaux noms seront ajoutés à la liste.”

Il faudra au moins 3 jours pour parcourir la distance de la première étape à une vitesse de croisière d’environ 70 km/h. L’itinéraire commence par San Francisco (Californie) vers Phoenix (Arizona), puis Dallas (Texas) vers Saint Louis (Missouri) et enfin Washington et New-York.

Bertrand Piccard et André Borschberg prendront chacun leur tour les commandes de l’avion solaire pour réaliser l’exploit de parcourir les États-Unis d’ouest en est. C’est Bertrand Piccard qui sera aux commandes de l’appareil pour le premier vol de la mission, à destination de l’aéroport international Sky Harbor de Phoenix. André Borschberg prendra les commandes pour la dernière étape, celle qui mènera le prototype à l’aéroport J.F. Kennedy de New York.

** toutes les personnes qui souhaitent prendre part à ce mouvement peuvent s’inscrire ici

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La capacitééolienne mondiale devrait presque doubler en 2017

La capacitééolienne mondiale devrait presque doubler en 2017Le Conseil mondial de l’énergie éolienne (GWEC) a publié dernièrement un aperçu détailléà fin 2012 du marché de l’industrie éolien dans le monde, avec une prévision à 5 ans, jusqu’en 2017.

Il est précisé que malgré l’incertitude politique des principaux marchés de l’OCDE, la vigueur des marchés en Chine, en Inde et au Brésil, ainsi que des nouveaux marchés en Amérique latine, en Afrique et dans le reste de l’Asie seront les moteurs de la croissance mondiale au cours de cette période.

La plus grande menace à la croissance continue de l’industrie éolienne reste avant tout l’instabilité et l’imprévisibilité des politiques qui fixent le cadre pour le secteur de l’énergie“, a déclaré Steve Sawyer, secrétaire général du GWEC. “Cependant, tous les principes fondamentaux qui ont mené l’énergie éolienne au niveau actuel sont toujours d’actualité : la sécuritéénergétique, la stabilité des prix, le développement économique local, l’atténuation du changement climatique, les problèmes de pollution de l’air et de l’eau. De plus, le vent est devenu concurrentiel dans un nombre croissant de pays, malgré le combustible fossile subventionné.

Les installations records nouvellement raccordées aux Etats-Unis et en Europe ont conduit à une puissance éolienne mondiale cumulée de 44,8 GW en 2012, soit 10% de plus qu’en 2011. La capacité mondiale installée a atteint 282,5 GW, soit une hausse cumulée de près de 19%. Les experts prévoient toutefois un ralentissement modéré en 2013, suivie d’une reprise à partir de 2014. Avec une capacité globale en croissance de 13,7% en moyenne jusqu’en 2017, elle aura presque doubléà 536 GW.

La capacitééolienne mondiale devrait presque doubler en 2017

Les États-Unis ont repris la place de numéro 1 sur les marchés mondiaux en 2012 pour la première fois depuis 2009, sortant modestement la Chine de 164 MW. Cependant, la fin de la prolongation du crédit d’impôt au 1er janvier 2013 signifie que le marché américain de l’éolien chutera brutalement en 2013, mais avec une forte reprise attendue en 2014. Les installations record d’Europe en 2012 ont aussi peu de chances d’être reconduits en 2014, en raison de l’incertitude et des volte-face politiques.

La capacitééolienne mondiale devrait presque doubler en 2017

Les gouvernements européens font apparaître des doutes sur la réalisation des objectifs à l’horizon 2020 en appliquant des décisions politiques qui minent la confiance des investisseurs“, a déclaré Thomas Becker, Directeur de l’Association Européenne de l’énergie éolienne (EWEA). “L’objectif ambitieux mais contraignant sur les énergies renouvelables en 2030, réduirait énormément cette incertitude. Cela créerait des emplois, stimulerait les exportations et ferait de l’Europe un acteur mondial majeur de l’industrie éolienne.”

La chine a connu une année de consolidation en 2012. Elle demeure toujours le plus grand marché du monde avec plus de 75 GW de capacités installées. Les autorités chinoises veulent maintenant installer 18 GW en 2013. Après une année hésitante en Inde, le marché s’attend à un effet de rattrapage et à un retour à la croissance l’année prochaine. Le Brésil continue de dominer le marché latino-américain, et devrait dépasser les 2 GW d’installation en 2013.

Le rapport complet du GWEC est téléchargeable ici(.pdf englais)

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Le photovoltaïque pour les nuls [ partie 2 ]

Le photovoltaïque pour les nuls [ partie 2 ]La France s’est donnée pour objectif de porter la part d’énergie renouvelable à 23% de la consommation finale d’énergie d’ici 2020 (+20 Mtep par rapport à 2005), et à plus long terme (2050), de diviser par 4 ses émissions de gaz à effet de serre.

Le photovoltaïque est une composante incontournable des politiques énergétiques. La filière progresse régulièrement et rapidement en termes d’efficacité et de baisse des coûts. En France, l’électricité photovoltaïque atteindra la compétitivitééconomique dans les prochaines années.

Le soutien à la filière, notamment via les investissements d’avenir, revêt donc un enjeu stratégique en termes d’approvisionnement énergétique, de développement industriel, d’emplois, de compétitivité et de lutte contre le changement climatique.

Le développement du photovoltaïque doit cependant tenir compte de contraintes environnementales telles que l’occupation des sols. Les panneaux doivent prioritairement être installés sur des espaces non utilisés tels que les grandes toitures (entrepôts, bâtiments commerciaux) et l’implantation de centrales au sol doit respecter des critères environnementaux stricts.

>> Le photovoltaïque pour les nuls [ partie 1 ]

Avantages

Bénéfices environnementaux

Le PV peut jouer un rôle majeur dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre en offrant une énergie sans émissions directes de gaz à effet de serre, et des émissions indirectes faibles. Sur l’ensemble de sa durée de vie, un système PV [13] installé en France métropolitaine, émet 20 à 80 g de CO2 équivalent par kWh produit [14], selon le type de système, la technologie de modules et l’ensoleillement du site. Ces résultats dépendent fortement du mix électrique du pays dans lequel les cellules et modules sont produits. Ils sont à comparer aux émissions moyennes de la production d’électricité qui sont en France de 86g CO2 équivalent par kWh équivalent (et de 565g CO2 éq/kWh au niveau mondial) [15]. L’empreinte carbone des nouveaux systèmes PV décroît régulièrement, d’une part grâce à l’utilisation pendant la fabrication de procédés et de matériaux générant moins de CO2, d’autre part grâce à l’amélioration des rendements et enfin, grâce au recyclage des déchets de fabrication.

Les technologies de recyclage, dont les rendements et l’empreinte environnementale restent encore à améliorer, existent déjà pour la plupart des produits PV.

La filière du recyclage se structure d’ores et déjàà l’échelle européenne et nationale. Les premiers systèmes PV ont été installés dans les années 90 et le recyclage de modules en fin de vie interviendra à grande échelle à partir de 2020.

Bénéfices énergétiques

L’énergie nécessaire à la fabrication d’un système PV est restituée au bout d’un à trois ans d’exploitation [16] selon la technologie de module et sa région d’installation en France. Les avancées techniques attendues dans les prochaines années permettront de réduire ce “temps de retour énergétique“à moins d’un an dans le Sud de l’Europe pour les principales catégories de modules.

Pendant les 30 ans de sa vie, un système PV produira donc entre 10 et 30 fois l’énergie dépensée tout au long de son cycle de vie.

Modularité des systèmes photovoltaïques

Les technologies photovoltaïques peuvent être utilisées dans une grande variété d’applications, comprenant les petits systèmes dans le secteur résidentiel, les systèmes de moyenne puissance sur toitures agricoles [17], industrielles ou commerciales, les parcs photovoltaïques au sol de grande puissance [18] et les systèmes de puissance variable, non connectés au réseau, situés dans des sites isolés.

Intégration dans l’enveloppe du bâtiment

Différents procédés permettent de poser les systèmes photovoltaïques en toiture, valorisant ainsi des surfaces ensoleillées, sans conflit d’usage. Les modules photovoltaïques intégrés au bâti se substituent aux éléments de construction traditionnels des maisons et immeubles, ils ne sont pas montés en surimposition mais intégrés. Ils sont alors considérés comme matériaux de construction produisant de l’électricité. Plus esthétiques, ils ont aussi l’avantage, sur des constructions neuves, d’accroître la rentabilité du projet, car ils viennent se substituer aux matériaux traditionnels. Enfin, le marché des produits de construction PV est un marché sur lequel les industriels français du bâtiment et du photovoltaïque peuvent se positionner en valorisant leur savoir-faire. Son développement dès aujourd’hui permet de préparer la filière française du bâtiment à répondre aux exigences de la réglementation thermique 2020, date à laquelle tout nouveau bâtiment, sauf exceptions, devrait produire plus d’énergie qu’il n’en consomme.

Investissement local dans les énergies renouvelables et mobilisation citoyenne

Le photovoltaïque, grâce à sa modularité, permet aux citoyens de contribuer directement à la production d’énergie renouvelable et à l’atteinte des objectifs nationaux dans le domaine. Les installations individuelles, dont la production annuelle d’électricité est comparable à la consommation d’un foyer (hors chauffage) [19], peuvent être un levier de sensibilisation des ménages à la maîtrise de leur consommation d’électricité.

Le déploiement du photovoltaïque crée de la valeur et des emplois en France

Le prix des équipements baisse bien plus rapidement que les coûts, moins compressibles, de la main d’œuvre nécessaire à la pose. Par conséquent, les activités en aval de la filière (installation, études, commercialisation) prennent une part croissante dans la chaine de valeur du photovoltaïque : de 33% en 2007, elles sont passées à 54% en 2012 [20].

La part de la valeur ajoutée créée en France augmente donc, même si une proportion importante des modules est importée. En 2011, le secteur employait 27 500 personnes (hors R&D), dont 22 500 non délocalisables (installateurs) [21].

Par ailleurs, la production de modules ou de cellules représente une opportunité de diversification ou de relais de croissance pour de nombreuses entreprises françaises oeuvrant dans le développement de technologies de fabrication innovantes (cellule, module ou électronique de puissance). Le positionnement stratégique de certaines entreprises françaises leur permet par ailleurs de viser des marchés en croissance à l’export.

Notes :

13 – Système PV : système incluant la génération, la transformation, la distribution, voire le stockage d’énergie électrique obtenue par conversion photovoltaïque de l’énergie solaire
14 – Résultats issus du projet ESPACE (www.espace-pv.org) avec un mix électrique moyen européen. Les émissions de CO2 dépendent fortement du mix électrique dans lequel les cellules et modules sont produits.
15 – Source : AIE : CO2 Emissions from Fuel Combustion, 2012
16 – Résultats issus du projet ESPACE (www.espace-pv.org)
17 – Voir avis ADEME serres photovoltaïques
18 – Voir avis ADEME des centrales PV au sol
19 – Un foyer moyen consomme 3300 kWh/an hors chauffage et eau chaude sanitaire et la production d’une installation PV de 3 kW produit en moyenne 3000 kWh par an (à Paris).
20 – Source : Etude Marchés et emplois liés à l’efficacitéénergétique et les EnR, ADEME – In Numeri.
21 – Source : Etude Marchés et emplois liés à l’efficacitéénergétique et les EnR, ADEME – In Numeri.

[ Src - AVIS de l'ADEME ]

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Le photovoltaïque pour les nuls [ partie 1 ]

Le photovoltaïque pour les nuls [ partie 1 ]La France s’est donnée pour objectif de porter la part d’énergie renouvelable à 23% de la consommation finale d’énergie d’ici 2020 (+20 Mtep par rapport à 2005), et à plus long terme (2050), de diviser par 4 ses émissions de gaz à effet de serre.

Si la filière éolienne apparaît aujourd’hui comme la plus mature, le solaire photovoltaïque (PV) représente une composante indispensable pour atteindre ces objectifs.

La contribution initialement attendue du photovoltaïque était de 0,5 Mtep, soit une puissance nominale installée de 5 400 MW [1], en 2020. Cet objectif devrait toutefois être dépassé. Les efforts actuels d’innovation visent à baisser les coûts, et à structurer la filière industrielle en France afin d’en faire une technologie mature et incontournable au-delà de 2020.

Définition ou description

L’énergie solaire photovoltaïque permet la production directe d’électricité. Elle est à distinguer de l’énergie solaire thermique, visant à produire de la chaleur pour l’eau chaude sanitaire ou le chauffage. Elle se distingue également des centrales solaires thermodynamiques, qui emploient des miroirs pour chauffer des fluides alimentant un générateur électrique.

L’effet photovoltaïque produit dans les cellules solaires photovoltaïques permet de convertir l’énergie lumineuse des rayons solaires en électricité. Sous l’effet de la lumière, le matériau semi-conducteur composant la cellule génère des charges électriques qui se déplacent et créent un courant circulant d’une cellule à l’autre via des rubans métalliques. Les cellules photovoltaïques sont assemblées pour former des modules qui peuvent eux-mêmes être interconnectés pour former un «champ photovoltaïque».

Ce champ photovoltaïque produit un courant continu (DC) qui peut dans certains cas être transformé par un onduleur en courant alternatif (AC). Le semi-conducteur le plus communément utilisé est le Silicium, deuxième matériau le plus abondant sur Terre [2].

On distingue plusieurs technologies de cellules selon les procédés de fabrication utilisés : les cellules en Silicium cristallin (monocristallin ou multicristallin) et les cellules en couches minces, à base de Silicium amorphe, de Tellurure de Cadmium (CdTe) ou de Diséléniure de Cuivre, d’Indium et éventuellement de Gallium (CIS ou CIGS). Une autre technologie de cellules, basée sur l’utilisation de matériaux organiques, se situe encore au stade de la R&D.

Les rendements de conversion photovoltaïque [3] des modules commerciaux sont compris entre 7 et 12% pour les « couches minces », 13 et 20% pour les technologies Silicium, et de l’ordre de 30% pour les technologies à haute concentration [4], faisant l’objet d’opérations de démonstration préindustrielle. L’effet photovoltaïque peut être utilisé pour diverses applications, qui se distinguent notamment par leur raccordement ou non au réseau électrique.

Les systèmes raccordés injectent sur le réseau une partie non utilisée ou la totalité de leur production électrique. Ces systèmes peuvent être posés en toiture de maisons privées. On trouve aussi des systèmes de taille plus grande, posés sur de grandes toitures (centaines de kW) ou au sol (de l’ordre du MW ou de la dizaine de MW, représentant une surface au sol de 2 à 3 ha pour 1 MW) [5].

Les systèmes autonomes ne sont pas connectés au réseau. En France, ils contribuent notamment à l’électrification de sites dits «isolés » car éloignés du réseau, comme par exemple les refuges et les bergeries, ou encore des postes de télécommunication en zones montagneuses.

Dans certaines régions du monde, principalement rurales, les systèmes autonomes pallient un réseau électrique parfois peu développé.

Chiffres clés

La production d’électricité photovoltaïque connaît une croissance importante au niveau mondial depuis plusieurs années. En 2012 le marché annuel est évaluéà 77,5 milliards de dollars [6], soutenant approximativement 900 000 emplois [7]. La puissance mondiale cumulée est supérieure à 100 GW [8], soit une production annuelle d’électricité de 120 TWh. Les prévisions d’installation annuelle du marché mondial, selon les scénarios de développement envisagées, vont de 27 à 47 GW (50-70 milliards d’euros d’investissement) en 2015 et de 59 à 135 GW (79-129 milliards d’euros d’investissement) en 2020 [9]. En Europe, près de 17GW ont été raccordés au réseau en 2012, pour une puissance cumulée de l’ordre de 69 GW [10]. Le PV produit plus de 2,5% de la demande en électricité en Europe.

En France, le marché du PV a représenté 3 milliards d’euros d’investissements en 2011 pour une production de 2 TWh et un total de 18 800 emplois [11]. Fin décembre 2012, le parc photovoltaïque français connecté au réseau est estiméà 4 GW environ [12], contre 2,9 GW fin décembre 2011. En Allemagne, il est de plus de 32 GW.

Notes :

1 – Couramment appelée « puissance crête », la puissance nominale correspond à la valeur de la puissance maximale du dispositif
photovoltaïque mesurée aux conditions normales d’essai (STC).
2 – Les difficultés d’approvisionnement en silicium relayées par la presse pendant la période 2004-2007 étaient liées à une production insuffisante et conjoncturelle de silicium purifié (nécessaire aux industries des semiconducteurs et au photovoltaïque) et non à un problème d’épuisement de cette ressource minérale.
3 – rapport de la puissance électrique maximale de sortie à la puissance lumineuse incidente mesurée dans les conditions normales d’essai (STC).
4 – Le principe est alors de concentrer la lumière à l’aide de dispositifs optiques en amont de la cellule photovoltaïque.
5 – La plus grande centrale au sol française début 2013 est la centrale de Toul-Rosières, de 115 MW pour une surface au sol de 367 ha.
6 – Estimation du cabinet américain IHS
7 – D’après EPIA, 30 emploi équivalent temps plein sont créés par MW (emplois directs et indirects)
8 – Market Report 2012, EPIA
9 – Source : Solar 6 generation, EPIA
10 – EPIA : Market Report 2012
11 – rapport éolien et photovoltaïque du Ministère du Redressement productif et du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie, Sept 2012
12 – Sources : SOeS (tableau de bord éolien et photovoltaïque)

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Cap Vert Energie met en service 8 centrales photovoltaïques en Aquitaine

Cap Vert Energie met en service 8 centrales photovoltaïques en AquitaineCap Vert Energie, un producteur indépendant d’énergie renouvelable, actif sur les marchés du photovoltaïque et du biogaz a annoncé avoir mis en service 8 centrales photovoltaïques de 100 kWc chacune sur bâtiments neufs dans la Région Aquitaine.

Ces centrales en toiture sur des bâtiments agricoles s’inscrivent dans un programme réalisé avec INEO Aquitaine. Pour financer cette dernière opération Cap Vert Energie a réussit à lever 2 millions d’euros auprès d’investisseurs privés.

Malgré un contexte réglementaire et économique difficile, ce programme de bâtiments agricoles solaires a été conçu avec la coopérative Maïsadour pour répondre aux besoins de ses adhérents. Il leur permet de bénéficier à cout nul ou très réduit d’un bâtiment fonctionnel de 800 m2, qui s’inscrit dans la logique de leur exploitation : “stabulation, stockage de matériel agricole, engraissement de volailles…“.

Chaque bâtiment accueille 600 m2 de panneaux photovoltaïques. Les centrales sont implantés à Garrosse, Benquet, Arenbosse, Carcares Sainte croix (2 sites), Saint Martin de Seignanx, Saint-Yaguen et Caumont. Cet ensemble va permettre la production de près de 975.470 kWh par an, l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 813 habitants, ce qui permettra d’éviter le rejet de 1.740 tonnes de gaz à effet de serre sur 20 ans.

Cap Vert Energie a lancé début 2013 une nouvelle offre de bâtiment solaire gratuit de 800 m2. Comment ? En s’appuyant sur une optimisation stricte des coûts, et des process tout en respectant les exigences de qualité qui caractérisent l’entreprise, certifiée ISO 9001 depuis 2011. “De manière concrète“, explique Pierre de Froidefond, directeur du développement de Cap Vert Energie, “nous avons conçu un bâtiment standard de 798 m2 pour pouvoir déposer un Permis de Construire sans faire appel à un architecte, ce qui nous permet de réduire nos coûts et nos délais, un élément clef dans un contexte où les tarifs d’achat baissent tous les trimestres. Nous avons également apporté un soin particulier à la structure du bâtiment pour y permettre les manœuvres de machines agricoles, tout en travaillant à réduire la quantité d’acier nécessaire.

Pour bénéficier de cette offre de bâtiment gratuit, les projets doivent répondre à certaines conditions d’ensoleillement (plus de 1.300 heures par an) et de proximité du réseau ERDF (moins de 200 mètres du poste de transformation). Dans les cas les moins favorables, Cap Vert Energie propose l’accès au bâtiment solaire moyennant un loyer modique, permettant ainsi aux propriétaires de faire construire leur bâtiment à moindre coût.

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Des films solaires adaptables sur toutes les surfaces

Des films solaires réutilisables et adaptables sur toutes les surfacesIl sera peut être possible un jour de recharger des téléphones portables, de décorer des fenêtres, ou d’alimenter de petits appareils électroniques avec une version adhésive des cellules solaires.

Des films autocollants (Peel-and-Stick) ou des procédés de transfert d’impression par eau (WTP) ont déjàété utilisés dans de l’électronique à base de nanofils par l’Université de Stanford.

Un partenariat avec le Laboratoire national sur les énergies renouvelables (NREL) a conduit cette fois à la réalisation d’un dispositif utilisant des films solaires en couches minces “détachables et applicables” sur tous types de support, a indiqué Qi Wang, scientifique au NREL.

Les deux entités ont montré que des films solaires en couches minces de moins d’un micron d’épaisseur pouvaient être retirés du substrat de silicium en les trempant dans de l’eau à température ambiante. Puis, après une exposition à la chaleur d’environ 90°C, pendant quelques secondes, ces mêmes films pouvaient se fixer sur presque n’importe quelle surface.

Des films solaires réutilisables et adaptables sur toutes les surfaces

Les cellules photovoltaïques en silicium amorphe du NREL ont été fabriquées à partir d’un wafer de type nickel Si/SiO2. Un ruban de séparation thermique fixé sur la partie supérieure de la cellule solaire sert de transfert temporaire. Une couche de protection transparente peut également être insérée entre la bande thermique et la cellule solaire afin de prévenir une éventuelle contamination lorsque le dispositif est plongé dans l’eau. Le résultat représente un film mince fonctionnant un peu comme un autocollant : “l’utilisateur peut le détacher et l’appliquer directement sur presque n’importe quelle surface.”

Cela a été une collaboration très fructueuse“, a déclaré Qi Wang. “Nous avons été capable de retirer un film et de tester la cellule avant et après. Nous n’avons quasiment pas observé de dégradation des performances.

Des films solaires adaptables sur toutes les surfaces

La capacité pour des cellules à adhérer à un support universel reste plutôt rare. La plupart des cellules en couches minces doivent être appliquées sur un support spécifique. L’approche ‘détacher et poser‘ permet l’utilisation des supports souples en polymère et cela à des températures de traitement élevées. Les dispositifs “souples, légers et transparents” résultant pourraient au final être intégrés sur des surfaces courbes tout comme des appareils électroniques portables, des transistors ou des capteurs.

Dans le futur, l’équipe dit vouloir tester des cellules solaires adhésives qui seront traitées à des températures plus élevées, et offrant encore plus de puissance.

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