Archives: December 2013

La CDC investit dans un parc éolien en mer en Allemagne (288 MW)

La CDC investit dans un parc éolien en mer en Allemagne (288 MW)CDC Infrastructure a annoncé l’acquisition d’une participation dans le parc éolien offshore de Butendiek en Allemagne suite à la cession par le fonds Marguerite, d’un tiers de sa participation (22,5%) dans le projet.

Le projet de parc éolien offshore de Butendiek comprend 80 turbines ayant une capacité installée de 288 megawatts (MW). Il est situé en Mer du Nord, dans la Zone Economique Exclusive allemande, à 32 km à l’ouest de l’île de Sylt et près de la frontière germano-danoise.

Le bouclage du projet a été réalisé en février 2013 avec un groupe d’investisseurs composé d’industriels et d’investisseurs institutionnels de long terme : le fonds Marguerite (22,5%), Siemens Financial Services (22,5%), Industriens Pension (22,5%), PKA (22,5%) et wpd (10%), le développeur du projet. Suite à cette transaction, CDC Infrastructure détiendra indirectement 7,5% du capital de la société de projet.

Le volume d’investissement total est d’environ 1,3 milliard d’euros. La BEI, l’agence gouvernementale danoise de crédit à l’export Eksport Kredit Fonden (EKF), la banque publique allemande KfW , et neuf autres banques commerciales sont impliquées dans le financement du projet.

Le début des travaux de construction est prévu au premier semestre 2014 ; ils dureront jusqu’à mi-2015. Une fois le parc éolien connecté au réseau, sa production totale annuelle lui permettra d’alimenter environ 370.000 ménages en électricité verte.

Cette acquisition représente le premier investissement de CDC Infrastructure dans le secteur de l’éolien offshore, et a vocation à en amener d’autres dans son sillage, notamment en France. Les énergies renouvelables sont l’un des principaux piliers de la réussite de la transition énergétique, une problématique cruciale pour les économies française et européenne” a commenté Jean Bensaïd, président de CDC Infra Management.

** CDC Infrastructure vise un portefeuille de 1,5 milliard d’euros d’ici à fin 2014. Positionnée sur 4 secteurs – transports, énergie, télécoms, environnement – elle privilégie les projets sobres en carbone et qui contribuent au développement des territoires. CDC Infrastructure est notamment actionnaire de GRT gaz (réseau de transport de gaz français et filiale de GDF Suez), la ligne à grande vitesse Tours -Bordeaux (Lisea), Gassled (joint-venture propriétaire du réseau de transport et d’exportation du gaz norvégien), la société d’autoroutes Sanef, Eurotunnel, le Viaduc de Millau, la société de la rocade L2 de Marseille et Gaz de Strasbourg.

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EDF Energies Nouvelles part à la conquête de l’Asie du Sud

EDF Energies Nouvelles s'implante en Asie du SudEDF Energies Nouvelles a décidé de s’associer avec la société indienne ACME Cleantech Solutions pour créer une société commune basée en Inde, dans le but d’élargir son champ d’activités dans un nouveau pays à fort potentiel.

La filiale d’EDF va prendre une participation de 25% dans cette société qui est dédiée au développement, à la construction et à l’exploitation de projets solaires en Inde. Installée à New Dehli, ACME Solar Energy Private est détenue par trois partenaires complémentaires**.

Positionnée principalement sur le marché photovoltaïque, ACME Solar Energy Private Limited a déjà lancé la construction d’une centrale solaire de 30 MW dans le Madhya Pradesh dans le centre de l’Inde et dispose d’un portefeuille de 200 MW de projets à différents stades d’avancement.

L’Inde présente, pour EDF Energies Nouvelles, un large potentiel de développement d’activité dans le solaire. Le pays dispose d’une forte capacité d’ensoleillement et d’un déficit récurrent de production d’électricité. Avec à ce jour une puissance installée de 2 GW1, les ambitions du pays sont d’atteindre une capacité de l’ordre de 22 GW à horizon 2022.

« Ce nouveau partenariat prometteur constitue une formidable opportunité pour EDF Energies Nouvelles. Il nous permettra de prendre position sur le marché de l’énergie solaire dans un pays en forte demande d’énergies renouvelables et à haut potentiel de ressources avec l’appui fondamental d’une société locale » a déclaré Antoine Cahuzac, Directeur Général d’EDF Energies Nouvelles.

** ACME Cleantech Solutions Limited, société indienne internationale spécialisée dans les énergies nouvelles, les télécommunications et l’environnement détient une participation de 50 % ; EDF Energies Nouvelles, acteur international majeur des énergies renouvelables et du solaire photovoltaïque est actionnaire à hauteur de 25% ; EREN, premier groupe dédié aux économies des ressources naturelles, détient également 25% de la société.

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Programme Guépard : vers des cellules solaires à plusieurs jonctions

Programme Guépard : Soitec mise sur des cellules solaires à 4 jonctionsL’industriel Soitec a annoncé hier avoir été informé que la Commission européenne a donné son feu vert pour le financement du programme Guépard, où il est question de mise au point d’une nouvelle génération de cellules solaires à très haute efficacité.

Ce programme avait été sélectionné en avril 2012 par le programme des investissements d’avenir (PIA) dont la gestion a été confiée à l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME). En plus de Soitec, nommé coordinateur du projet, Guépard associe le CEA et une PME française, InPACT. L’ensemble des partenaires misent un investissement total de 68,9 millions d’euros sur cinq ans.

L’autorisation de financement notifiée par la Commission européenne au Gouvernement français va surtout permettre à Soitec de bénéficier d’une aide publique de 21,3 millions d’euros.

Soitec demeure actuellement l’un des principaux fournisseurs mondiaux de systèmes CPV, dont la production d’énergie solaire s’avère particulièrement performante et compétitive dans les régions à fort ensoleillement. En utilisant des lentilles optiques qui concentrent la lumière sur des cellules à multi-jonctions, la technologie CPV permet d’atteindre un rendement plus de deux fois supérieur à celui des technologies photovoltaïques standard.

Le projet Guépard ambitionne une rupture technologique majeure : “développer une nouvelle génération de cellules solaires, pour atteindre des taux inédits de conversion de l’énergie solaire en électricité.”

Avec son portefeuille de technologies clés pour le transfert de matériaux semi-conducteurs, Soitec semble disposer de nombreux atouts pour créer des cellules solaires dites à 4 jonctions – un tel assemblage étant inaccessible avec les technologies classiques. Le récent record mondial d’efficacité (44,7%) atteint en septembre dernier grâce aux travaux préliminaires menés en collaboration avec l’institut Fraunhofer ISE, le CEA-Leti et le Centre Helmholtz de Berlin a en quelque sorte validé la pertinence de ce concept.

Avec le projet Guépard, notre ambition est de permettre à notre technologie CPV d’atteindre un rendement et une compétitivité inégalés” a précisé André-Jacques Auberton-Hervé, Président de Soitec. “Nous sommes particulièrement heureux de recevoir aujourd’hui l’accord de la Commission européenne pour ce programme ambitieux et stratégique, non seulement pour Soitec, mais aussi pour les opportunités qu’il ouvre en France et en Europe. Cela témoigne du crédit apportéà nos travaux et à notre expertise. Nous remercions le Premier ministre, le Commissariat Général à l’Investissement et l’ADEME pour leur soutien et pour la politique d’aide à l’innovation mise en place dans le cadre des Investissements d’Avenir“.

La technologie CPV

La technologie CPV (« Concentrating PhotoVoltaic ») compte parmi les plus performantes et les plus compétitives dans les régions à fort ensoleillement, des zones appelées à atteindre rapidement la parité réseau.

Elle repose sur l’utilisation de modules formés de deux plaques de verre. Sur la plaque inférieure, des cellules à multi-jonctions sont montées. Elles assurent la conversion du rayonnement lumineux en électricité, après que la lumière ait été concentrée 500 fois grâce à des lentilles de Fresnel. Fabriquées à partir de silicone sur verre, ces lentilles sont situées sur la plaque supérieure. Un cadre métallique assemble les deux plaques, le tout formant un module CPV. Plusieurs modules sont ensuite assemblés sur des trackers à deux axes, qui permettent de suivre la courbe du soleil avec une précision de 0,1°.

L’efficacité des cellules à multi-jonctions utilisées dans ces systèmes CPV est déterminante pour optimiser leur production d’électricité. Le projet Guépard vise donc le développement d’une nouvelle génération de cellules de ce type, afin d’optimiser le taux de conversion de l’énergie lumineuse en électricité. Le marché visé par la technologie CPV est prioritairement celui des grandes centrales au sol installées dans les régions à fort ensoleillement. Ce marché est en forte croissance : il devrait représenter environ 10% des nouvelles installations en 2016 (sources : IMS, GTM).

Les Résultats attendus, applications et valorisation du programme Guépard

- Augmentation du rendement de la technologie CPV de Soitec pour atteindre 37% au niveau des modules.

- Mise en œuvre dans les zones à fort ensoleillement de centrales solaires de forte capacité, à un coût de production de l’électricité solaire compétitif avec les énergies traditionnelles.

- Réduction du temps de retour sur investissement énergétique (temps de production nécessaire à la centrale solaire pour compenser l’énergie qu’il a fallu dépenser pour sa fabrication et construction) à 9 mois.

- Diminution de l’empreinte carbone du système CPV par rapport aux autres technologies photovoltaïques (objectif : 18 g CO2-eq/kWh).

- Réduction de la consommation d’eau (environ 15l/MWh pour le nettoyage).

- Utilisation du terrain en parallèle possible (élevage ou d’agriculture).

- La technologie CPV vise le marché des centrales solaires dans les régions à fort ensoleillement, notamment à l’export, pour lesquelles elle est la plus adaptée et la moins coûteuse. Le marché du CPV est actuellement un marché de niche ciblant des pays où le solaire est en émergence avec une forte croissance attendue dans les cinq prochaines années.

- L’amélioration de l’efficacité de conversion énergétique, de la conception et de la fabrication des systèmes, ainsi que les effets d’échelle liés à l’augmentation des volumes, pourront permettre à Soitec de viser des marchés importants à l’export en s’appuyant sur une production des nouvelles cellules dans l’usine de Bernin, près de Grenoble.

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Inde : le chantier de la centrale solaire à concentration progresse

Inde : le chantier de la centrale solaire à concentration progresseAreva a annoncé mercredi avoir franchi le 29 novembre dernier une étape majeure avant la mise en service de sa centrale solaire à concentration (CSP) en produisant pour la première fois de la vapeur.

Située à Dhursar, dans l’état du Rajasthan, cette centrale solaire de 100 MW utilise la technologie des réflecteurs à miroirs de Fresnel linéaires. Considérée comme la plus grande installation CSP d’Asie, elle sera exploitée par Reliance Power Limited, filiale de la plus importante société de production d’énergie du secteur privé en Inde.

La production initiale de vapeur constitue une étape essentielle en vue de la connexion au réseau électrique de la centrale et sa mise en service.

L’exploitation commerciale doit débuter en mars 2014.

Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme énergétique indien prévoyant l’installation de 20 000 MW de capacité de production d’énergie solaire d’ici à 2022 dans le pays” a déclaré Sam Shakir, directeur de l’activité Solaire d’Areva. “La centrale construite par Areva permettra d’éviter le rejet de 557 000 tonnes de CO2 par an par rapport à une centrale conventionnelle charbon de taille similaire.”

Bien que spécialiste reconnu du nucléaire, Areva est en mesure de fournir des solutions CSP pour les grandes centrales solaires, l’apport de puissance supplémentaire aux centrales conventionnelles au charbon et les applications solaires hybrides.

La technologie CLFR

Cette technologie utilise des lentilles ou des miroirs qui concentrent le rayonnement solaire sur une petite surface. Les miroirs orientent la chaleur du soleil vers des récepteurs situés sur des tuyaux contenant de l’eau. Sous l’effet du soleil cette eau va bouillir produisant de la vapeur saturée et surchauffée qui sera utilisée pour produire de l’électricité ou pour des procédés industriels, sans recourir à de coûteux échangeurs thermiques.

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Photovoltaïque et trigénération au menu de l’hôpital à Pérouse

Photovoltaïque et trigénération au menu de l'hôpital à PérouseL’hôpital de « Santa Maria della Misericordia »à Pérouse (Italie) bénéficie désormais d’une centrale photovoltaïque ainsi qu’une usine de trigénération pour la production combinée d’électricité, de chaud et de froid.

Les gains obtenus permettent une réduction des émissions de CO2, une couverture d’environ la moitié de ses besoins énergétiques et enfin une réduction de l’impact du bruit.

Une importance particulière a été portée sur l’installation d’un système photovoltaïque de 190 kWhp. Totalement imperméable, les 4.500 mètres carrés de la centrale n’ont aucun impact en termes de visuel, étant donné que les panneaux sont complètement intégrés au toit de l’immeuble. Cette intervention – qui, pour sa taille est sans précédent dans le secteur de la santé de la région Ombrie – vise chaque année à produire 205 MWh d’énergie et à réduire la production de CO2 de 136 tonnes/an.

Cofely Italie** réalise également pour l’hôpital, une centrale de trigénération qui permet la production conjointe d’électricité (pour la consommation totale de l’hôpital), l’énergie thermique pour l’hiver et la climatisation pour l’été, à l’aide de la récupération de la chaleur des gaz d’échappement et les circuits de refroidissement. L’usine a une puissance électrique de 1.487 kWe et une puissance thermique de 3.568 kWt.

L’hôpital de Pérouse «Santa Maria della Misericordia», le plus grand hôpital en Italie centrale par rapport au nombre de lits (750) et à la surface de la zone occupée (325.000 m2), est devenu éco-durable.

Grâce à des systèmes photovoltaïques et trigénération, les besoins en énergie thermique de l’hôpital Santa Maria della Misericordia ont été couvertes à 47% par de l’énergie verte, à 58% par l’énergie de refroidissement et à 49% par l’électricité. Ils contribuent à la réduction de plus de 50% des émissions de CO2 par an, soit l’équivalent de 4.825 tonnes/an, avec une réduction de 1.189 tep (tonnes équivalent pétrole). Cela a également réduit, de manière significative, l’impact du bruit dû au fonctionnement de l’usine.

Bien que nous estimons que d’ici 2030 la demande d’énergie augmentera de 40 %, en revanche, les réserves de combustibles fossiles diminuent de plus en plus et l’impact sur l’environnement est au centre de toutes les décisions” a déclaré Enrico Colombo, PDG de Cofely Italie. “Pleinement conscient de ce scénario, aujourd’hui, les institutions et les entreprises sont plus attentifs à produire de l’énergie de manière durable et à avoir une utilisation rationnelle et efficace. Le choix «vert » de l’hôpital «Santa Maria della Misericordia»à Pérouse est un signe important de la responsabilité environnementale, ainsi que d’un exemple pour tous les grands établissements publics, très énergivores, qui visent à une plus grande indépendance énergétique.”

Les soins aux patients vont de pair avec la sécurité de la structure, ces deux activités qui semblent différentes au début sont en parallèles” a précisé Walter Orlandi, Directeur général de l’hôpital de Santa Maria della Misericordia –”Ce projet, qui est très novateur, est basé sur la trigénération et un système photovoltaïque permettant au bâtiment d’être dans son temps, c’est pourquoi il a été voulu et réalisé par notre direction générale.”

** La société du groupe GDF Suez a repris en décembre 2012 par convention CONSIP, le « service intégré de l’énergie ». Le contrat d’une durée de 7 ans et d’une valeur de 45 millions d’euros, comprend un programme d’intervention en faveur “du développement durable, de la gestion, de l’entretien et la requalification des installations, et de l’installation de la dernière technologie de Cofely Italia, en réponse aux besoins énergétiques des 52 bâtiments de l’hôpital.”

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La 1ère centrale solaire thermodynamique à concentration en chantier

La 1ère centrale solaire thermodynamique à concentration en chantierLe chantier de construction de la 1ère Centrale Solaire Thermodynamique à Concentration Française de grande puissance a démarré en novembre dans la petite commune de Ghisonaccia en Haute-Corse.

Lauréate du premier appel d’offres de la CRE sur les installations solaires de plus de 250 KW, ALBA NOVA 1 d’une puissance de 12 MW devra faire la démonstration des performances de la technologie Fresnel développée par l’entreprise Solar Euromed.

Solar Euromed et son partenaire Habtoor Leighton Specon (HLS), l’un des principaux groupes de construction au Moyen Orient, assureront en outre l’exploitation de la centrale qui devrait fournir l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 10.000 personnes. Le chantier qui vient de démarrer s’achèvera en 2015 pour une mise en service prévue en Juillet de cette même année.

Les retombées locales pour la Corse devraient être assez importantes. En effet, sur les 60 millions d’euros d’investissement budgétés, pas moins de 30 millions seront issus du tissus économique corse. Ainsi, de nombreux composants et services tels que le génie civil ou le terrassement sont fournis localement. La turbine, élément clé de la centrale sera quant à elle fournie par General Electric.

Cet projet laisse enfin entrevoir le développement d’une nouvelle filière industrielle qui doit être soutenue prochainement par l’annonce de nouveaux appels d’offres.

Cette référence de taille industrielle constitue donc une étape majeure dans le développement de l’industrialisation et de la commercialisation de la technologie Solar Euromed.

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La technologie à concentration de Soitec déployée dans le sud du Portugal

La technologie à concentration de Soitec déployée dans le sud du PortugalLe français Soitec a annoncé lundi qu’un groupe d’investisseurs avait complété le financement et démarré la construction d’une centrale photovoltaïque à concentration (CPV) de 1,3 MWc au Portugal.

La centrale solaire CPV est en construction à Alcoutim, dans le sud du Portugal, l’une des régions les plus ensoleillées d’Europe. C’est l’un des 11 projets que le gouvernement portugais a autorisé pour permettre le déploiement de la technologie CPV dans le pays, afin de démontrer la pertinence de cette technologie pour d’autres projets. L’électricité sera produite par 82 systèmes qui utilisent la technologie Concentrix à deux axes d’orientation de Soitec.

Cette centrale solaire CPV est le premier projet àêtre financé par ce groupe d’investisseurs, une preuve selon Soitec, de la confiance des parties prenantes dans la technologie CPV et sa capacitéà soutenir les objectifs du Portugal dans la production d’énergie renouvelable à un coût compétitif**.

Les partenaires financiers du projet comprennent Enovos, le principal fournisseur d’énergie du Luxembourg et la Fondation Calouste Gulbenkian, une institution privée portugaise d’utilité publique dont les objectifs s’inscrivent dans les domaines des arts, du bénévolat, de l’éducation et des sciences.

L’installation de la centrale CPV est menée par EIP (Electricidade Industrial Portuguesa), Luz-On est le promoteur du projet et Soitec fournit les systèmes CPV – tous ces partenaires étant également actionnaires de la société de projet.

Nous sommes très heureux d’avoir l’opportunité de travailler avec Enovos, la Fondation Calouste Gulbenkian, EIP et notre partenaire Luz-On en finalisant ce financement et en commençant la construction de cette centrale solaire“, a déclaré José Bériot, Responsable Développement Projets Solaires, de la division Energie Solaire de Soitec. “Le Portugal commence à mettre en œuvre la technologie CPV pour atteindre ses objectifs en matière d’énergie verte et d’éventuelles exportations. Nous sommes impatients de travailler avec nos partenaires sur cette première installation et d’autres projets futurs.

** Les modules CPV de Soitec sont plus de deux fois plus efficaces que les modules photovoltaïques classiques. De plus, la capacité de la technologie CPV à fonctionner sans eau de refroidissement et à supporter des températures ambiantes très élevées, tout en ayant un impact minime sur l’environnement, la rend parfaitement adaptée à des pays tels que le Portugal.

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Vallée du Rhône : 5 centrales photovoltaïque mises en service dès 2014

Vallée du Rhône : 5 centrales photovoltaïque mises en service dès 2014Un consortium** comprenant entre autres, la Compagnie Nationale du Rhône, à travers CN’Air, sa filiale dédiée au développement du renouvelable et la Caisse des Dépôts s’est engagé dans la construction et l’exploitation d’un programme de 5 centrales photovoltaïques en Rhône-Alpes et en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Pour mener à bien le programme de développement de 5 nouveaux actifs de production photovoltaïques, la CNR a créé la SAS ADB Solaire et a ouvert son capital à des partenaires.

Quatre centrales de ce programme sont implantées en Ardèche à Largentière, plus grand parc de la région Rhône-Alpes sur une surface de 24 Ha, Orgnac, Ozon-Arras et Saint-Georges-les-Bains. La cinquième centrale photovoltaïque est, quant à elle, implantée dans les Hautes-Alpes, à Vitrolles.

Marqués par l’activité humaine (friches industrielles, ancienne mine ou dépôt de gravier), les sites retenus ne présentent ni enjeux agricoles, ni sensibilités naturelles. Ils sont équipés de panneaux solaires fabriqués dans l’Union Européenne. La construction et l’exploitation de ce programme devrait contribuer au renforcement de l’attractivitééconomique des territoires concernés. Il devrait également génèrer 150 emplois durant la phase de travaux. Tous les chantiers sont déjà lancés pour des mises en service prévues entre mars et avril 2014.

Au total, ce programme représente un investissement de 27 millions d’euros pour une puissance installée de 22,8 MWc, équivalente à la consommation électrique d’environ 10.000 foyers. Ce programme met ainsi en avant la compétitivité des EnR, sources d’énergie décarbonnées, locales, intermittentes mais prédictibles. Son financement est assuré par Bpifrance.

La CNR qui développe depuis 2004 un mix énergétique basé sur l’hydraulique, son activité historique, dispose actuellement de 6 centrales photovoltaïques en Vallée du Rhône (14,9 MWc de puissance installée) et ambitionne de gérer ou détenir 100 MWc à horizon 2017.

Par ailleurs, ce partenariat s’inscrit dans le cadre des orientations stratégiques du groupe Caisse des Dépôts, qui portent notamment sur l’accompagnement de la transition énergétique et le soutien au développement des territoires. Ainsi, la CDC s’engage pour la diversitéénergétique des territoires en soutenant des projets locaux de production d’énergie renouvelable.

De son côté, la SEM Energie et Services de Seyssel et la Régie d’Electricité de Thônes, Entreprises Locales de Distribution, entreprises publiques historiques de la fourniture et de la distribution d’électricité, diversifient leur contribution au secteur de l’énergie, cette fois, dans le domaine de la production.

** Le consortium comprend également la SEM Energie et Services de Seyssel et la Régie d’Electricité de Thônes, via leurs filiales respectives de production ESSPROD et RETPROD, associent leurs savoir-faire au sein de la société de projet ADB Solaire.

La Caisse des Dépôts, actionnaire majeur de la CNR à hauteur de 33% de son capital, prend une participation de 35%, ESSPROD et RETPROD 15% chacune, tandis que la CNR conserve 35% du capital et la présidence de la société. La CNR assure également la supervision de la construction et la maintenance de ces parcs, confiées à des entreprises locales, conformément à son modèle de développement.

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Mersen équipera la dernière génération d’éoliennes de Siemens

Mersen équipera la dernière génération d'éoliennes de SiemensLe groupe Mersen, a annoncé récemment la signature d’un contrat avec Siemens Wind Power dans le cadre du projet SICS (Siemens Integrated Control System) afin d’équiper un parc d’environ 600 à 700 éoliennes représentant une capacité de 2,1 GW.

Le montant de ce contrat s’élève à environ 2,4 millions d’euros, pour des livraisons prévues en 2014.

Ce contrat concerne plus précisément la fourniture de refroidisseurs, de barres d’interconnexion laminées (busbars) et de fusibles qui constituent l’offre combinée de Mersen pour l’électronique de puissance. Ces éléments seront en effet intégrés dans le nouveau système de contrôle de commande qui équipera la dernière génération d’éoliennes Siemens de plus de 2MW. Ce système tendra ainsi à se généraliser à l’ensemble du programme d’éoliennes de Siemens.

Ce contrat devrait contribuer à renforcer le positionnement du Groupe Mersen sur le marché de l’électronique de puissance.

** Mersen a réalisé un chiffre d’affaires de 811 ME en 2012. Il emploi 6 800 collaborateurs répartis dans plus de 40 pays.

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La Chine contrôle désormais plus de 80% du marché solaire mondial

La Chine contrôle désormais plus de 80% du marché solaire mondialLes fabricants européens de modules solaires se sont félicités de la décision de l’Union européenne d’imposer des mesures anti-dumping aux panneaux photovoltaïques provenant de Chine, qui devraient aidées à endiguer le flot de panneaux solaires financés par l’Etat chinois, arrivant en Europe.

L’association qui défend cette initiative – EU ProSun – reste néanmoins critique sur le système de prix minimum instauré par l’accord à l’amiable conclut entre l’Union Européenne et la Chine et dit attendre “de la Cour Européenne de Justice qu’elle le déclare nul et non avenu.”

Ces mesures de défense du marché européen ont été imposées à la suite d’une plainte déposée par EU ProSun, groupement rassemblant la majorité des fabricants de modules solaires européens.

Les taxes douanières de 48% environ imposées par l’Union européenne, devraient au moins compenser partiellement les énormes sommes d’argent investies par le gouvernement chinois pour mettre les fabricants solaires européens hors jeu de leur propre marché et casser le marché en lui-même. C’est un conflit entre des économies de marché et la plus importante économie planifiée par un Etat. Sans ces mesures de défense, les entreprises de libre marché sont à la merci des plans quinquennaux de la République populaire de Chine, de ses subventions illégales et de son dumping” a commenté Milan Nitzschke, Président d’EU ProSun.

Selon les plans quinquennaux chinois prévoyant de mettre la main sur le marché mondial du secteur solaire, a été mise en place une surcapacité de production équivalente au double de la demande mondiale.

De telles distorsions du marché déprécient les prix artificiellement, ce qui veut dire qu’aucune entreprise d’aucun pays, à part de Chine, ne peut fonctionner de façon rentable.

Toujours selon EU ProSun, la Chine contrôle désormais plus de 80% du marché solaire mondial, impactant de nombreuses entreprises en Europe, aux Etats- Unis, en Corée du Sud et, même pour d’autres, les obligeant à cesser leurs activités dans le secteur solaire.

Milan Nitzschke poursuit en déclarant : “Ces droits douaniers sur le solaire sont la première lueur d’espoir pour les entreprises européennes pour revenir sur le marché avec des produits de haute qualité.” Néanmoins, EU ProSun est très critique sur les prix minimums fixés sur les importations solaires chinoises : “Les prix minimums convenus avec la Chine sont beaucoup trop bas et même plus bas que le coût réel de fabrication de produits solaires en Chine.”

Dans le cadre d’un accord bilatéral, l’Union européenne et la Chine ont, en effet, convenu que les panneaux photovoltaïques vendus à un prix plancher de 0,56 centimes d’euro seraient exonérés de mesures anti-dumping. Les entreprises européennes du secteur solaire ont à cet effet déposé une plainte auprès de la Cour européenne de Justice contre cet accord qu’elles jugent illégal.

Nous attendons que la Cour européenne déclare finalement nul et non avenu ce système de prix minimum. Ensuite, les droits douaniers décidés par l’Union européenne s’appliqueront à toutes les importations solaires chinoises. La Cour européenne doit restaurer un marché libre et rationnel en Europe complètement libéré des subventions et du dumping du gouvernement chinois” a précisé M. Nitzschke.

L’accord amiable sur les prix minimums ne s’appliquera pas aux entreprises chinoises qui violeraient le prix plancher de 0,56 centimes d’euro sans frais de vente, soit 0,60 centimes d’euro par watt fourni au sein de l’UE.

Pour EU-Prosun, des indicateurs montrent déjà que certaines compagnies chinoises violent cet accord en vendant en dessous du prix plancher fixé ; Ces violations pourraient mener à une annulation partielle ou totale de l’accord entre la Chine et l’UE. Aussi, toute infraction au prix convenu aboutira à l’application de taxes douanières sur les produits des fabricants concernés. En cas de violations sérieuses ou nombreuses de l’accord, il y aura donc une imposition complète des droits douaniers.

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