GDF Suez VS La Compagnie du Vent : le conflit s’intensifie
Le conflit opposant La Compagnie du Vent à sa maison mère – GDF Suez – ne semble pas prêt de retomber, bien au contraire, car son ex. Président (Jean-Michel Germa) a tenu un discours lors de l’assemblée générale du 1er juillet, dans lequel il réaffirme son engagement à vouloir “préserver pleinement l’intérêt social et économique de La Compagnie du Vent.”
Ci dessous, la retranscription de la déclaration de Jean-Michel Germa, Président de la Société de participations dans les énergies renouvelables (SOPER).
«GDF Suez a refusé de voter en faveur du Projet des Deux Côtes, découvert et développé par les équipes de La Compagnie du Vent depuis 2005, et ce, alors que l’appel d’offres du gouvernement français relatif à l’éolien offshore est imminent. Cette décision est incompréhensible et lourde de conséquence pour l’avenir de la société. En effet, ce projet a été développé depuis plusieurs années par La Compagnie du Vent, sous le contrôle de GDF Suez. Il a passé l’étape essentielle du débat public et présente toutes les garanties industrielles et économiques requises pour un tel appel d’offres. Le projet des Deux Côtes constitue par ailleurs un actif essentiel de la société.
Au cours de l’assemblée qui s’est tenue aujourd’hui, GDF Suez a, pour sa part, privilégié un simple projet de contrat par lequel La Compagnie du Vent est tenue de lui transférer purement et simplement la totalité des études réalisées en amont de ce projet en contrepartie d’une rémunération très largement hypothétique et qui ne prend pas en compte le rôle central auquel La Compagnie du Vent peut prétendre.
Nous sommes donc en présence d’un conflit qui oppose d’une part un projet industriel viable qui a été porté par La Compagnie du Vent et qui est soutenu par SOPER, et de l’autre, un contrat visant à entériner un transfert d’actifs auquel se livre GDF Suez, sans qu’aucune garantie d’emploi ne soit donnée aux salariés de La Compagnie du Vent.
Néanmoins, afin de ne pas compromettre la réalisation d’un projet majeur pour le développement des énergies renouvelables en France, la société Soper a indiquéà GDF Suez qu’elle serait prête à approuver un tel contrat dans la mesure où les emplois de La Compagnie du Vent dédiés au projet des Deux Côtes seraient garantis et où GDF Suez indemniserait pleinement La Compagnie du Vent pour la perte escomptée du bénéfice d’un tel projet (700MW), soit la somme de 245M€.
Je suis stupéfait de constater que GDF Suez fonde son argumentation sur le fait que La Compagnie du Vent serait incapable de mener à bien un tel projet et de participer à l’émergence de la filière industrielle offshore française.
Or, elle en a bien entendu la compétence, ce dont le Groupe GDF Suez était parfaitement convaincu dès 2007 lorsqu’il est entré au capital de La Compagnie du Vent en valorisant le projet des Deux Côtes pour près de 200 millions d’euros.
Et il est de notoriété publique que La Compagnie du Vent a anticipé la nécessité de construire une filière industrielle et œuvréà cette tâche depuis 2005. La société a, depuis cette date et sans relâche, travaillé dans ce sens aux côtés de partenaires tels que France Energie Eolienne (membre du Syndicat des Energies Renouvelables) et le Cluster maritime français. De nombreuses actions ont également ont été conduites auprès des Pouvoirs Publics français. La combinaison de ces éléments a sans aucun doute permis de créer les conditions favorables à l’appel d’offres à venir.
Enfin, je souhaiterais rappeler que La Compagnie du Vent était déjà en négociations avec des partenaires industriels de premier plan en vue de la réalisation du projet des Deux Côtes lorsque celles-ci ont été stoppées unilatéralement à la demande de GDF Suez.
Je réaffirme enfin, avec force, qu’il ne s’agit nullement d’une opposition de principe au Groupe GDF Suez. Je reste bien entendu ouvert au dialogue dans l’intérêt du projet des Deux Côtes. Mais je n’accepterai jamais que l’intérêt social et économique de La Compagnie du Vent ne soit pas pleinement préservé. »
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